29 JUILLET 2013 – JOUR J – Paris

 

 

Presque quatre ans jour pour jour après, le compteur est de nouveau à zéro ! Zéro kilomètres, zéro jour avant le départ... Quatre ans que nous sommes partis, trois ans que nous sommes rentrés et quelques heures que nous sommes de nouveau sur la route !

 

Cette fois-ci, pas de tour du monde, pas de cinq continents, pas d'échappées exotiques à l'autre bout de la planète... Cette fois-ci, ce sera un petit tour d'Europe en Van California Westfalia pendant 90 jours ! Et à trois !

 

29-30 JUILLET 2013 – JOUR J à J+1 – Paris–Vienne, via Nuremberg

UNE ENTREE EN MATIERE FASTIDIEUSE !

 

Pourtant toujours autant d'aventures en perspective ! Et ce, dès cette première et mémorable journée. L'étape du jour consistait à relier Paris à la ville allemande la plus près de Vienne atteinte dans un temps de route imparti. On s'était fixés Nuremberg, peut-être plus, peut-être moins ! Fonction de l'état de fatigue du papa-conducteur, de la patience de la maman-animatrice à déployer des monstres d'ingéniosité dans la conception de jeux d'enfants les plus variés avec tupperwares et autres équipements du van et de la résistance de la chouchou-kamikaze à rester assise sans trop bouger. Jusque là, rien de bien compliqué ! Quoique !

Mais c'était sans compter sur un quatrième passager dont on se serait bien passé : la « guigne » ! Et croyez-nous, il a largement pris ses aises lors de ce démarrage. A croire que l'environnement du T4 lui convenait à merveille. On pense même qu'il en a pris possession. Si ça continue, il va falloir qu'on pense à le désenvouter et lui trouver un petit nom.

Venons-en aux faits ! 120 compteur, 108 réel et le pied à fond de cale (ah, on va prendre notre temps) sur l'autoroute A4, on file vers Metz. Le temps n'est pas si lourd que les derniers jours et après avoir passé une dernière bonne nuit dans un bon lit (merci Pat et Cam), on se dit que les galères et rebondissements des dernières semaines sont derrière nous. Les kilomètres sont avalés plus vite que prévu, on se voit déjà en Allemagne pour le goûter ! Oui mais voilà, une portion en travaux sur une autoroute pas pour autant en solde, une incursion sur une voix annexe et ping, un caillou qui rebondit contre le pare-brise ! Magnifique impact étoilé en plein milieu ! Et mer... Bon, avec les milliers de kilomètres qui nous attendent, obligés de réparer ça. Appel à l'assurance, recherche d'un centre agréé, traversée de Metz imprévue et en travaux aussi. 1h30 dans la vue sur le parcours. Ca commence bien ! Bon, dans notre malheur, on s'plaint pas, pas d'explosion ni de fissure et prise en charge intégrale par l'assurance (vive la Maif!). Fallait bien une anecdote pour cette mise en route ! A peine le temps de souffler que voilà la pluie qui s'en mêle. Enfin, le déluge plutôt ! Aquaplanning, nous te surveillons. Ouff, on y échappera. Mais nous n'aurons pas autant de chance avec les kilomètres de bouchons à proximité de Stuttgart ! 45 minutes facile de cul à cul ! Mais put... c'est août ! Tous ces allemands devraient être sur les plages de France, non ? Et bien, non, y'en a encore plein ici. Trop ! Bon, si ça continue, Nuremberg, ce sera pas pour ce soir. Ben ouais, le soir approche et avec notre chouchou, on s'est dit qu'il fallait qu'on soit raisonnables. Gentiment, nos regards se portent régulièrement sur les aires d'autoroutes pour trouver l'emplacement adéquat. Une première, pas convaincus, on continue. Une seconde dans quelques centaines de mètres, rien de bien intéressant, continuons... Et popopo gggrrrrr... Quoi encore ?! Un pneu éclaté ?! Non, pas de changement de cap. Un caillou sur la carroserie ?! Non, le bruit fort perdure. Stop, gilet jaune et bande d'arrêt d'urgence ! Vive la porte latérale pour sortir en toute sécurité ! Inspection de maman-animatrice, improvisée en mécano. Verdict : rupture du pot d'échappement ! Bon, après mer..., put..., on passe à plus violent ! Put... de mer..., fais ch... ! On hurle, on peste, on souffle, on réfléchit ! Marche arrière jusqu'à l'aire de repos dépassée, coup de fil à notre mécano préféré (merci Pierre!) et démontage du pot. Là, faut vraiment que ça s'arrête ! Pourtant, faut pousser jusqu'à Nuremberg, trouver un hôtel (tenter notre première nuit dans le T4 après une journée pareille et sous une pluie battante, impensable!), repérer un garage pour demain et aller se coucher ! Se coucher ! Quel mot magique ! Pétaradant à allure modérée, on arrivera sans plus d'incident à Nuremberg, dans un bel hôtel (aie, le budget quotidien !) avec un Burger King bien gras. Il est temps d'éteindre la lumière... Demain est un autre jour ! Différent ! Oui, différent s'il vous plait !

Effectivement, le lendemain fut un autre jour. Celui des réparations ! Toujours dans notre malheur, nous avons eu de la chance. De la même façon que le pare-brise n'a pas explosé en mille morceaux, nous avons eu la bonne idée de « décrocher » le pot près de Nuremberg et de nous arrêter dans la proche banlieue à proximité immédiate du plus gros garage des environs, spécialisé pour Volkswagen. Que demande le peuple ?! Une facture modérée ?! Et bien, aussi ! Parce que dans la même droite lignée, nous nous sommes appliqués à seulement « faire pêter la soudure » du pot et à ne rien arracher dans l'incident. Et ouais, même pas de pièces à changer ! Pas mal, non ? Et le tout pour moins de 100 € ! Oui, parce qu'ils nous ont consolidé celle du derrière du camion tant qu'à faire. Allégés, et en finance, et en inquiétude, nous avons repris joyeusement la route pour notre prochaine étape : Vienne ; que nous avons atteint sans encombre.