30 JUILLET – 2 AOUT 2013 – J+1 à J+4 – Vienne AU PAYS DE SISSI...

Après deux jours de mise en jambe relativement sportive, enfin, les choses sérieuses ont commencé ! A nous Vienne et le monde de pâte à chou que l'on s'attend à trouver quand on débarque dans la patrie de Sissi.

Ca envoie sur le « Ring »

 

Dès le lendemain de notre arrivée, pssschhuu, direct dans le centre pour découvrir le visage traditionnel de la capitale autrichienne : le cœur du 1° arrondissement, communément nommé Innere Stadt et situé à l'intérieur du « Ring ». Et dès la sortie du métro, huppercut direct ! « Stephansdom » de son petit nom (Saint-Etienne en français) nous a anoncé la couleur. Vous en voulez ? Vous allez être servis ! Fière de ses 136 mètres qui en font un des plus hauts clochers d'Europe centrale, la cathédrale nous exposait quelques-uns de ses flancs fraichement blanchis et tentait de nous impressionnner avec ses terrifiantes gargouilles. Le ton était donné... Et nous nous sommes laissés aller à cœur joie : petites rue pavées où l'on croise encore les calèches d'antan avec leurs magnifiques chevaux à oeillères brodées, églises aux dômes vert de gris exposant fièrement leurs icônes, étroits passages débouchant sur une fontaine quasi secrète ou encore l'incontournable Graben (avenue piétonne dont les WC Art Nouveau méritent à eux seuls le détour), le tout ponctué par les clins d'oeil à Mozart et Beethoven (quand je pense que les Viennois les exposent comme des ambassadeurs références alors que ni l'un ni l'autre n'y sont nés !).

Mais si jusqu'ici, on était déjà charmés par les coloris pastel des façades, notre arrivée sur Michaelerplatz allait finir de nous mettre K.O. Le Palais de la Hofburg nous tendait les bras. Petit aparté pour tous ceux qui n'ont jamais été des inconditionnels de Romy, version Impératrice : la Hofburg, c'est le Palais de la famille royale des Habsbourg dont Sissi est la représentante la plus connue chez nous (alias Elisabeth de Wittelsbach, épouse de François-Joseph, lui-même oncle de de François-Ferdinand, le mec qui s'est fait dégommer à Sarajevo et dont l'assassinat a déclenché la Première Guerre Mondiale). Vous êtes toujours là ? Aie, c'est loin déjà les cours d'Histoire. Et c'est fou ce que le voyage permet de découvrir (voire de comprendre) tant de choses qu'on pensait qu'elles ne nous serviraient jamais ! Oui, parce que souvenez-vous aussi de Marie-Thérèse (non pas celle des Inconnus) mais plutôt la figure emblématique de la lignée des Habsbourg... qui ne vous dit rien du tout mais qui a su habillement marier ses 11 filles ça et là et notamment, une célèbre « française » : Marie-Antoinette ! Bon, arrêtons-là les révisions ! Et reprenons la visite... Ce somptueux complexe donc, le Rathaus (Hôtel de Ville), la Bibliothèque Nationale, le Musée d'Histoire Naturelle... Autant d'édifices à faire pâlir leurs équivalents parisiens ! Et de quoi nous rassasier pour cette première journée... disons « papier glacé » plutôt que « pâte à chou » finalement !

Vive le Moyen-Age : concours de victuailles et combat de preux chevaliers !

Deuxième jour, deuxième période ! Et là, on n'a pas fait dans la dentelle puisqu'on s'est attaqués à l'aspect médiéval de la ville, avec des ruelles plus étroites qui tombaient à point nommé face à la montée des températures qui nous avaient gentiment épargnés la veille. Il fallait bien que l'on sente à nouveau le goût de l'aventure ! Et on s'est pas contenté de faire de la figuration ! D'abord, on s'est lancé dans la dégustation de victuailles locales dans un Würstelstand. Ah, rien que le nom, ça calme ! Et bien, ça calme aussi l'appétit puisqu'il s'agit en fait d'un stand à saussices ! Trop bon ! On a également eu l'occasion (dont on se serait bien sûr passés) de jouer aux preux chevaliers ! Ah, je vois votre intérêt remonter ! Quoi ça ?! Comment ?! Et bien, en partant à la recherche du doudou perdu ! Comme si monter et descendre les nombreux escaliers de ce quartier n'avait pas suffi à nous faire transpirer, il a fallu refaire à deux reprises la balade inverse pour retrouver l'incontournable vache multicolore de notre chouchou, prénommé « doudou » (oui, oui, on sait, on n'a pas fait très original). Suspendu sur un panneau à la croisée de deux passages piétons, il nous attendait tout triste ! Quel bonheur de retrouver son sourire et celui de Oihana ! Quel soulagement aussi ! Décidément, ce voyage va nous en faire voir ! Nous qui nous pensions être rodés !

Histoire de calmer un peu les palpitations et prendre un peu de fraîcheur, on s'est décidé pour un petit tour au « Prater », immense parc public à deux stations de métro du centre. En guise de cadre bucolique que l'on souhaitait « décontractant », on a eu droit à une Foire du Trône permanente ! Ce qui n'a pas été sans plaire à Ander, qui s'est pas fait prier pour s'offrir un petit tour de balaçoires géantes (117m de haut tout de même...) et voir Vienne d'en-haut. Juste le temps de repérer un bon Beisl (sorte de brasserie locale) pour le dîner avec une poëlée de giroles à la crème et vérifier le trajet de notre programme « Vienne by night ».

Versailles 1 – Schönbrunn 0

On ne pouvait pas quitter Vienne sans faire un tour du côté du Palais de Schönbrunn, alias le Versailles viennois. Bon, soyons clairs et chauvins... ils peuvent aller se rhabiller ! Incontestablement, c'est beau mais ça n'a pas le faste de notre indétronâble demeure yvelinoise ! L'exemple le plus flagrant est sans conteste la galerie des glaces. Sans trop exagérer (un peu peut-être mais pas trop quand même...), on dirait l'arrière pièce de celle de notre bon vieux Louis ! Côté jardin, on pourrait en arriver à la même conclusion mais on leur laissera un peu le bénéfice du doute parce qu'accablés par une terrible chaleur, on y a été un peu molo et on s'est contentés d'un point de vue depuis la Gloriette (l'équivalent de notre Petit Trianon mais toujours pareil, en plus pâle... sauf le point de vue sur le Palais et la ville) et d'une ou deux fontaines.