2 – 6 AOUT 2013 – J+4 à J+8 – Budapest

AH C'QU'ON EST BIEN QUAND ON EST DANS SON BAIN...

Les villes se suivent et... ne se ressemblent pas ! Fini Vienne et sa cour, bonjour Budapest et ses bains ! Certains guides parlent de « perle du Danube » ; alors, vous comprendrez bien qu'il fallait qu'on aille vérifier par nous-mêmes !

Le séjour des mises au point

 

Autant aborder tout de suite le sujet qui fâche : la gestion du voyage à trois ! Oui, soyons francs, si Vienne nous avait plus ou moins épargnés, l'arrivée sous la chaleur budapestoise a mis à jour quelques dysfonctionnements ! Et bien oui, on a beau avoir un tour du monde dans les pattes, partir avec une petiote de 15 mois change la donne et remet les compteurs à zéro. Non seulement, il a fallu qu'on adapte le rythme si bien rodé de backpackers que nous sommes (ou étions) à celui de notre très chère poupée (avec elle, on part pas le jour où on emballe et quand on part, on dirait qu'il nous faut un container!) mais il a fallu aussi s'habituer aux joies du camping avec un bébé. En résumé, ça ressemble à un air de « fais pas-ci, fais pas-ça, touche pas ci, touche pas ça » permanent ; surtout que ceux qui la connaissent comprendrons bien qu'avec elle, on s'ennuie pas ! Juste pour vous donner quelques exemples, on a déjà eu droit à un plongeon tête la première depuis le coffre sur la banquette centrale. Ben ouais, fallait bien trouver un moyen de sortir de la chambre (le coffre, c'est son lit) pour se retrouver direct dans le salon (la banquette au milieu du camion) sans devoir attendre les parents ! Y'a également eu la récupération d'un rasoir lambda oublié sur un bord de lavabo pour se laver les dents ou encore couler un joli bronze au beau milieu de la douche alors que maman s'apprêtait à me sécher... Et on vous passe les traditionnelles dégustations de cailloux terreux en tout genre... Bon, que les grands-mères se rassurent : elle est encore entière ! Bien sûr, quelques égratignures et quelques boutons se disputent un peu son espace de peau mais elle est toujours aussi gourmande et « vive » ! Et puis là, on peut vous garantir que la nuit, elle dort bien ! Bref, vous l'aurez compris, Oihana, c'est presque un voyage à elle toute seule et quelques jours, engueulades parentales et punitions auront donc été nécessaires pour mettre au point notre trio de choc !

Une ville qui s'apprivoise doucement

 

Le premier contact n'aura pas donné lieu à un véritable coup de foudre comme on s'y attendait. Faut dire qu'on nous en avait tellement vanté les mérites que forcément la barre était un peu haute ! C'est souvent comme ça, dans ces cas-là ! Bien sûr, notre déambulation sur la colline du Château a été très agréable. Les maisons pastels tout au long des ruelles pavées, le funiculaire d'antan ou encore la très belle vue sur Pest avec en point d'orgue l'architecture ciselée du Parlement nous ont bien sûr énormément plu mais après Vienne, la comparaison était délicate.

Mais dès le lendemain et le jour suivant, cette belle capitale commençait à se laisser apprivoiser, ou peut-être commencions-nous à prendre son rythme... : petit-déj typique aux Halles avec chou farci et saussisse bien grassouille, déplacement en Tram (notamment la célèbre ligne 2) pour profiter de la vue sur la ville sans marcher sous un soleil de plomb, visite de musée ou du somptueux Parlement (et là, cette fois-ci, c'est notre Assemblée Nationale qui peut aller se rhabiller !) aux heures les plus chaudes, halte pour jouer avec les fontaines, escale aux bains en fin d'après-midi... et le dernier soir, comme clou du spectacle, une croisière sur le Danube by night, organisée spécialement pour les hôtes de notre camping et pour la modique somme de 3 euros. Bref, Budapest commençait à nous appartenir qu'il nous fallait rependre la route pour notre destination suivante : la Roumanie.

La délivrance des bains !

 

Pas une brochure, pas un guide sans cette fameuse photographie des joueurs d'échec au milieu de piscines aux eaux chaudes... Cela vallait bien un paragraphe dédié ! Surtout qu'au-delà de la représentation touristiquement attractive, les bains de Budapest sont une armes indéniables contre les 40° ambiants (à l'ombre, on entend, alors durant les visites au soleil!) et contre les tensions que la chaleur peut faire naître... Et oui, ça nous a clairement remis dans le bain ! Ah, ah, ah ! En tout cas, ils sont pas fous ces Hongrois ! Après tout, ils avaient déjà eu l'idée de s'associer avec la dynastie des Habsbourg pour éviter de disparaître et ainsi créer l'empire ostro-hongrois... Ils allaient bien trouver un stratagème pour faire d'une ville étouffante de chaleur l'été un petit havre de détente !

On ne sait exactement combien de bains ponctuent la ville ça et là mais parmi la petites dizaines des plus connus, nous en avons sélectionnés deux : tout d'abord, les plus célèbres, les bains Széchenyi (et leurs joueurs d'échec donc) somptueux et les bains Palatinus, plus populaires dirons-nous. L'architecture néobaroque des premiers nous ont permis une visite-détente anti-confirmiste des plus agréables. Entre papa-photographe, maman-maître-nageuse, Oihana-intrépide s'est éclatée dans le labyrinthe à courant et sous les jets d'eau et nous avec ! On aurait dit 3 mômes ! On n'aura juste le regret de n'avoir pu tester que les piscines extérieures (à respectivement 26, 32 et 37°), les bains interieurs étant trop minéralisés ou « souffrés » pour y amener notre bambina. Quant aux seconds, c'était plutôt une version Aqualand que bains Turcs mais ils avaient l'avantage d'être tout aussi rafraichissants et surtout de posséder une piscine spéciale pour les tout-petits où Oihana avait pied. Côté obscur tu nous tiens !