14 AOUT 2013 – J+16 – Chisinau UN PASSAGE DE FRONTIERE... EMMERDANT

Nous avons mis au moins une bonne vingtaine de minutes à trouver la bonne route pour se diriger vers la frontière moldave. Bien sûr que nous avons un GPS mais il ne possède pas toutes les routes du pays dans sa base de donnée et dès qu'on lui demande de prendre des axes secondaires, c'est un peu plus compliqué, dirons-nous. Mais bon, le principal, c'est qu'il nous ait finalement mis dans la bonne direction.

Après ça, on s'attendait à un passage de frontière animé. Mais non, la sortie de Roumanie s'est pour ainsi dire dérouler comme dans du beurre. Premier check des passeports OK, Deuxième vérif avec les douanes, aucun contrôle ! Yeeahhh, passeport « Oihana » on vous dit ! Alors, on a enchainé direct avec le barrage moldave. Avertis cependant que cela pouvait être long, je me suis risquée dans l'aventure de donner le goûter à Oihana dans le van. Et là, ce fut le drame ! J'ai découvert avec stupéfaction qu'elle avait fait correctement ses besoins, si correctement que cela avait amplement débordé sur le siège auto et qu'il était impossible de laisser comme cela ne serait-ce qu'une seconde de plus.

Voilà comment, armée de ma pochette de change, je me suis retrouvée en train de changer Oihana sous les yeux éberlués des douaniers, sur une pauvre table en inox destinée habituellement à la fouille et posée au milieu des guérites.

Vous qui étiez presque inquiets à lire le titre, en vous demandant si nous n'avions pas eu trop de soucis, maintenant relisez-le et vous ne le lirez plus de la même façon. Non, non, ne vous moquez pas ! C'est pas bien de se moquer !

15 – 16 AOUT 2013 – J+17 à J+18 – Chisinau UNE JOURNEE (EUH SEMAINE...) D'INTERVENTIONS MECANIQUES

Avant d'aborder les festivités et autres aventures voyageuses auxquelles nous avons eu droit en Moldavie, abordons LE thème de notre halte moldave : Chily ! Et oui, notre éternel T4 a pris pas mal de notre temps durant notre séjour. Pas d'accidents intenpestifs, rassurez-vous, seulement quelques réparations mécaniques, histoire de se soulager la conscience. Ben ouais, rappelez-vous après Prislop, le garagiste avait changé la partie gauche de la direction mais trouvait qu'il y avait encore un peu de jeu ; certainement à cause du côté droit. Alors, hop, la droite a eu droit à son compte.

Et comme notre portefeuille a encore eu moins à souffrir qu'en Roumanie, on s'est même lancé dans le blaxonage (alors, là, j'ai perdu 80% de mon lectorat!), procédé qui consiste à appliquer une sorte de goudron sur le bas de caisse pour éviter la corrosion. Comme ça, on pourra passer l'hiver tranquille avec les embruns biarrots. Et oui, même en Moldavie, on commence à prendre nos marques !

Et comme on devait pas en avoir assez, et bien, on a poursuivi avec la vidange. Attention, pas la petite, la grosse avec filtre à huile, filtre à air et tout le toutim. Bon, là, c'était peut-être pas de trop parce que l'huile était noire de chez noire... et avant qu'il n'y ait plus d'espoir comme le chante Jonnhy, on a préféré prévenir. Quand même !

Au passage, on a eu droit à un léger changement d'une pièce qui touche le moteur parce qu'un bruit suspect se faisait entendre régulièrement, trop régulièrement ! Oh, j'ai failli oublié l'équilibrage et le parralélisme ! Oui, Chily commençait à tirer sérieusement à droite ça commencait à un peu trop agacer Ander. Sans parler de l'usure anormale des pneus. Euh, non, ça les pneus, on va attendre parce qu'on peut pas les stocker, qu'on a encore pas mal de kilométrage, que les nôtres sont pas encore suffisamment pourris et qu'en plus, il en faut des spéciaux... Alors on va commencer à y aller mollo sur les dépenses mécaniques parce que ça va devenir le poste le plus important du voyage ! Même si avec tout ça, on doit en être à moins de 350 € ! Sachant que le pot à lui seul nous a couté 95 ! Alors pourquoi se priver, surtout qu''Ander n'est pas non plus vraiment mécano et qu'il stresse au moindre bruit. Soyons donc perspicaces : préservons le chauffeur !

 

17 AOUT 2013 – J+19 – Capriana, Hincu et Condrita ESCAPADE RELIGIEUSE... ET INSTRUCTIVE

Entre deux interventions mécaniques, on s'est quand même offert quelques plaisirs culturels, notamment avec nos amis qui ont eu la gentillesse de nous faire découvrir le patrimoine monastique moldave. Bon, on vous épargnera les détails historiques et iconastiques des trois monastères visités, figures emblématiques de la foi moldave, à savoir Hincu, Capriana et Condrita parce que les photos parleront d'elles-mêmes, que l'on n'est pas des super grand fan des forces supérieures et qu'on est presque sûrs que vous vous en foutez aussi. Pour les intéressés, on reste dispo par message privé sur Facebook ou encore le bon vieux mail !

Mais on ne vous épargnera pas la petite anecdote de la piscine d'eau miraculeuse de laquelle il faut faire 9 fois le tour à l'intérieur et 3 à l'extérieur pour recevoir la bonne santé. Info ou intox, on sait pas mais ne serait-ce que par les 5° max que l'eau fait, arriver à parcourir un tour sans perdre un pied est déjà fabuleux alors 9... Ah oui, c'est un miracle !

On s'attardera aussi sur notre petite pause pique-nique à quatre heure de l'après-midi (oui, les Moldaves doivent avoir des origines espagnoles ou italiennes plus que bien ancrées) sur le bord de la Nationale ! Et bien oui, en pleine réserve naturelle de Codrii, véritable sanctuaire de la biodiversité moldave, pourquoi rechercher le petit coin paisible ?! Pourquoi ne pas faire une halte là comme ça de façon soudaine sur le bord, sans bien même un décrochement pour garer la voiture sur le bas côté ?! Et pourquoi ne pas choisir de s'installer pile poil sous le panneau d'avertissement de ne pas dégrader les m² carrés alentours sous peine de sanctions ?! Cherchez pas ! On a pas la solution. Les mystères (et divertissements par la même occasion) de la diversité culturelle !

 

18 AOUT 2013 – J+20 – Vadul Lui Voda UN ANNIVERSAIRE BALNEAIRE

En ce jour saint, j'ai bien sûr prié pour obtenir de ma fille un cadeau exceptionnel mais rien n'y a fait, lever matinal et caca débordant n'avaient pas ce jour-là disparus ! La journée commençait bien ! Heureusement nos amis Olga, Victor et Cristina m'avaient réservé une jolie surprise avec un beau gâteau, bougie « feu d'artifice » et magnifique châle moldave pour l'hiver inclus. De quoi me remettre sur le bon pied, enfin, sur la bonne tong parce que la suite s'est déroulée au sein de l'unique station balnéaire moldave : Vadul Lui Voda.

Pour bien vous mettre dans le bain (sans mauvais jeu de mot), sachez que la Moldavie ne dispose d'aucun accès à la mer, ou océan ou toute autre étendue d'eau digne de ce nom. Alors par station balnéaire, entendez plutôt étendue de sable artificielle installée sur le bord de la rivière principale du pays, le Nistru ! Et déduisez-en donc que le sable a des arrières reflets de terre et que l'eau ressemble plus à la Gironde qu'aux Maldives. Mais pour le reste, tout y est : stands de glaces et autres cochonneries à gogo, échoppes de bouées et autres gadgets de plage, jeux pour enfants, bouées tractées par un jet-ski ou banane flottante par un bateau et surtout couffin gonflable géant à expulsion humaine (difficile de l'expliquer autrement) ! Le tout avec un petit arrière-goût d'ère soviétique quand on parcourt les allées environnantes constituées de centres de loisirs d'entreprises, où pour certains le temps a fait son œuvre mais pas toujours pour le meilleur. Vous l'aurez compris, cet anniversaire fut quelque peu... exotique !

 

19 AOUT 2013 – J+21 – Tipova & Orheuil Vechi IL DESCEND DE LA MONTAGNE... EN PRIANT !

Nos amis sont bien sympathiques mais ils ont quand même un travail alors il a bien fallu que l'on s'occupe comme des grands parfois. Nous avons donc pris tranquillement notre guide de voyage (oui, oui, il en existe un pour la Moldavie) et avons regardé ce que nous pouvions visiter dans les environs. Bon, on vous rassure, le choix a été rapide, y'a pas non plus pléthores de sites ! C'est ainsi que notre choix s'est porté sur le complexe archéologique d'Orhei Vechi, situés au nord de Chisinau. En fait, on avait découvert la partie troglodyte accessible au public lors de notre première venue et cela nous avait bien plu. On a donc remis le couvert mais pour agrémenter ce cru 2013, Olga nous a conseillé un autre lieu du même type : Tipova. Apparemment c'est l'ensemble troglodyte le plus important de Moldavie mais soit on a pas su trouver correctement l'emplacement soit on devient difficiles et il nous en faut plus pour nous émouvoir. Bon, on dira que c'était l'occasion de découvrir les joies des routes blanches (c'est la couleur des toutes petites routes sur notre superbe atlas routier!) du pays, une occasion supplémentaire de mettre à rude épreuve notre valeureux Chily ! 15 kilomètres de tôles ondulées ! Aie ! Pour la petite histoire, il y a deux routes qui mènent au monastère et lorsque nous avons pensé emprunter la première, un mec est venu nous voir pour nous dire de prendre la seconde, la fameuse tôle car la première était mauvaise... On se demande encore ce que la première devait être !

En revanche le deuxième site nous a séduit une nouvelle fois. Si le site de Tipova avait une vue sur le Nistru magnifique, celui d'Orhei est plus sensationnel en lui-même. On aperçoit directement les trous dans la falaise depuis la route et l'arrivée de front donne une grandeur plus majestueuse encore à la colline. Quant au monastère par lui-même (nous n'avons visité que la partie du site nommée ermitage Pestera), celui d'Orhei est plus intimiste, creusé à même la roche (on peut aisément apercevoir au plafond les coups de burin) et son accès depuis 1820 par un tunnel (on y accèdait avant pas un système de cordes et d'échelles) lui confère une atmosphère particulière. Quant en plus, nous avons reconnu le prêtre rencontré quelques 9 ans plus tôt, c'est une certaine émotion qui nous a gagné.

 

20 AOUT 2013 – J+22 – Transnistrie 194° ETAT ? AH BEN NON, IL EXISTE PAS !

Notre deuxième journée libre a été plus expérimentale, dirons-nous. En fait, nous avons été semi-libre car Cristina, la fille de nos amis nous acompagnait et pour cause, nous avions décidé de braver les interdits et d'aller découvrir le seul « non-état » au monde, la Transnistrie. Oulala, on voit déjà votre œil noir interrogateur : « non-état » ?! Oui, messieurs, dames, « non-état ». « Etat » parce qu'auto-proclamé ainsi et possédant son propre gouvernement, sa propre monnaie, sa propre armée et même sa propre douane. « Non » parce qu'officiellement non reconnu en tant que tel par la communauté internationale mais comme faisant partie de la République de Moldavie. Bref, un imbroglio à la russe. Oui, parce que cet état de fait relève un peu de la stratégie géopolitique russe durant la Deuxième Guerre Mondiale afin de faire main basse sur la région roumaine de Bessarabie, installant ainsi l'ensemble de l'industrie lourde et l'essentiel de l'industrie énergétique de la République Soviétique de Moldavie.

Après ce que vous venez de lire, vous l'aurez compris, la destination était « borderline », l'excursion allait donc l'être aussi. La première légère déconvenue fut l'impossibilité d'atteindre directement la ville principale de Transnistrie, Tiraspol parce que le pont était en travaux. Obligés de se taper un détour de quelques kilomètres par l'autre ville importante, Tighina. Peu de kilomètres certes mais sans panneaux indicatifs dans un pays parlant russe, nous avons fait quelques détours inutiles ! Mais nous avons fini par atteindre Tirapsol. Rien d'extraordinaire. Une ville à la russe : de gros bâtiments à la soviétique et des statuts de Lénine. Avec toutefois comme particularité, quelques chars, des soldats et une multitudes de magasins (différence de traitement fiscal oblige) !

La deuxième déconvenue, toujours légère, nous attendait sur le chemin retour, à Tighina. Impossible cette fois-ci d'atteindre la forteresse de la ville. Tours et détours une fois de plus mais à pied cette fois-ci. On commençait à monter crescendo.

Jusqu'à atteindre notre troisième et dernière déconvenue. Moins légère forcément ! A cause de cette histoire de pont, nous n'avons pas su reprendre le même chemin qu'à l'aller et nous avons débouché sur un poste frontière différent. Et comme par hasard, il nous manquait un petit papier blanc qu'on aurait dû nous remettre à l'entrée. Toujours comme par hasard, nous sommes tombés sur l'agent le plus aimable du pays et enfin, comme par hasard, nous avons dû payer une amende (pour laquelle nous n'avons obtenu aucun reçu of course) pour obtenir des papiers blancs de remplacement pour pouvoir sortir. Délestés de quelques lei moldaves (ben oui, dans ces cas-là, ils acceptent les deniers de leur « ennemis »), cette incartade géographique s'est clôturée par une boucle de 50 km de plus et une arrivée tardive chez nos amis. Dans l'histoire, c'est Cristina qui a été la plus « bousculée » parce que parlant russe, c'est à elle et uniquement à elle (il a demandé à ce que l'on sorte de la pièce) que le douanier a voulu avoir affaire. Cela n' fait que conforter toutes les « anecdotes » tant entendues à Chisinau. Nous y avons d'ailleurs eu droit aussi lors du dîner où Victor nous a raconté qu'un ami moldave s'était rendu en Transnistrie et qu'il était tombé sur un ancien compagnon d'arme d'une garnison d'élite mais que malgré la complicité des temps d'antan, il avait dû lui laisser son GPS et son auto-radio pour je ne sais quelle infraction mineure commise.

21 AOUT 2013 – J+23 – Cricova JOUE-LA COMME POUTINE !

Depuis notre première visite en Moldavie en 2004, nous pensions régulièrement à notre expérience dans les caves de Milesti Mici (les plus grandes caves viticoles du monde) et l'idée d'y célébrer un événement autour d'un excellent repas (nous nous étions contentés d'une dégustation la 1ère fois) nous taraudait ! Alors, avec le 18 aôut qui a pointé le bout de son nez (c'est le jour officiel de la naissance d'Ophély) et le 23 qui allait honorer celui de notre ami Victor, on ne pouvait manquer l'occasion de faire d'une pierre deux... anniv ! Et pour changer, on s'est offert les deuxièmes plus grandes caves au monde avec seulement 140 km de soutterains (contre 200 km) mais les plus prestigieuses (Vladimir Poutine y a fêté ses 50 ans et Angela Merkel y possède une collection privée!).

La visite a été tout aussi déroutante que la première fois : entrée dans les caves en minibus, circulation dans une véritable ville soutteraine avec noms de rue, panneaux de signalisation et feux de circulation, tonneaux gigantesques de 4 tonnes de vins... Avec en supplément la découverte de la collection d'or dans laquelle nous avons entraperçu une bouteille de Château Latour de 1937 et un Romanet-Conti de 38 ! On voulait commercer là la dégustation mais le guide ne s'est pas laissé attendrir ! Du coup, on a été obligés de se rendre dans les salles dédiées pour se faire plaisir. Dans la nôtre, la plus romantique soi-disant, avec son décor aquatique déconcertant (pour rappeler qu'autrefois, la mer occupait les lieux), trônaient 7 bouteilles (dont 2 de vin mousseux élaboré selon la tradition champenoise) rien que pour nous 4 et des mets appétissants (pour 6 facile) avec serveur aux gands blans s'il vous plait !!! De quoi finir « gaiement » et goulument la journée. Ah ! En ce jour du 21 août, Ophély a fêté dignement ses 33 ans (ouais, je sais, je les fais pas!).

 

22 AOUT 2013 – J+24 – Chisinau AMBIVALENCE LATINO-RUSCOV !

Sur place depuis une semaine, il était temps d'aller à la rencontre de la ville afin de mieux cerner l'âme de la capitale moldave. Dans nos souvenirs, Chisinau nous semblait plutôt terne mais finalement c'était certainement la météo qui lui avait été défavorable à l'époque (nous étions venus en octobre) car nous avons eu l'impression cette fois-ci d'une ville aérée et verte, vivante et joyeuse. Bien sûr, nous avons retrouvé l'incontournable boulevard Stefan Cel Mare avec ses bâtiments soviétiques (Parlement, Présidence, Gouvenement...), sa cathédrale, son arc de Triomphe et sa foison d'enseignes commerciales. Et si sa circulation nous a paru plus chaotique, son animation nous a paru plus chaleureuse, notamment dans l'allée des Classiques (regroupement de bustes de personnalités célèbres, pour la plupart écrivains et poètes roumains) et autour de la fontaine du parc central où pullulent les stands de glaces et où tous les bancs sont occupées par des jeunes pianotant leur clavier pour cause de Wifi gratuit.

Nous avons profité de ce deuxième rendez-vous pour prendre la mesure de cette « ville verte », arpantant les rues au gré des terrasses de café et déambulant le long du lac Valea Morilor, à deux encablures du centre.

Enfin, une escapade matinale au marché central (présent ici depuis 1825), a fini de nous donner le pouls de la ville. Fruits, légumes, viande, fromage, épices, vêtements, ustensiles en tout genre... Impossible de ne pas trouver ce que l'on cherche dans ce joyeux bazar organisé. Nous, on cherchait de quoi se faire un petit en-cas tranquille et on a trouvé un food-court à la moldave dans lequel on s'est régalés !

 

23 – 24 AOUT 2013 – J+25 à J+26 – Chisinau GARDEN PARTY CHEZ LES POPUSOI

Comme on vous l'expliquait deux articles plus tôt, Victor fêtait ses 46 ans le 23 août. Et en Moldavie, on ne plaisante pas avec l'anniversaire. Il est obligatoire de le célébrer. Et si vous veniez à oublier, vos amis vous appellent pour vous rappeler que vous aurez bien un petit truc à boire pour les recevoir et fêter ça ensemble. Il paraît même que certaines personnes partent en vacances à cette époque s'ils le peuvent pour éviter d'avoir à organiser une réception. Et si chez les Moldaves, on rigole pas, chez les Popusoi (nom de famille de nos amis), aucun mot n'est assez puissant pour souligner qu'ils prennent la chose très au sérieux. Cela faisait quelques jours qu'ils nous parlaient de cette tradition, que Olga nous précisait que la tante de Victor, restauratrice de son métier, allait venir les aider, que Victor s'inquiétait du coût global de l'opération, etc. De notre point de vue de franco-français, on s'imaginait qu'ils allaient recevoir quelques amis, cuisiner quelques plats à la bonne franquette et faire la fête une bonne partie de la soirée. Bon, je crois qu'on a eu bon sur un point : la fête ! Pour le reste, on était grave à côté de la plaque ! Des petits joueurs ! La soirée a rassemblé une bonne trentaine de personnes et les « petits » plats se sont révélés être un festin pour, sans exagérer, 60 personnes à l'aise. Pour vous donner une petite idée, nous avons débuté avec eux les préparatifs la veille au soir jusqu'à 1h30 et la fameuse tante, accompagnée de Cristina, a bossé toute la journée, de 9h à 19h sans interruption. Une véritable « garden party » ! Enfin, plutôt une orgie ! Du saumon et de l'esturgeon fumés à tomber par terre, des crêpes coupées en 4 et fourrées au fromage et à la viande hâchée, des champignons farcis au salami coupé en mini morceaux à la main s'il vous plait (le mixueur ne donne pas le même goût), des assemblages de fruits, légumes, fromage sur des piques, 6 kg de « placinta » (feuilletés fourrés au chou ou au fromage ou à la pomme de terre) des brochettes de viandes... Le tout arrosé (euh submergé plutôt) de vins, champagne, vodka et cognac ! Et on en passe ! C'est simple, on a mangé les restes le lendemain midi avec les parents d'Olga, le soir avec les voisins, et pendant deux jours avec ce qu'ils nous ont filé avant de prendre la route. Sans oublier que les parents de Victor et Olga en ont ramené au village ! Une fois de plus, on s'en ait mis plein le bide !

Spécial «  Progrès d'Oihana » pour les curieux

Notre étape en Moldavie a aussi été l'occasion pour Oihana de retrouver les plaisirs de l'amusement avec un autre enfant, Luka, le fils d'Olga et Victor, qui a 5 ans. Et elle s'en est donnée à cœur joie. Le plus « fun » a été sa parade sur la moto électrique de Luka, confortablement assise derrière lui et terriblement accrochée à sa taille. Mais comme ça ne lui suffisait pas assez, elle a profité d'un moment d'absence de sa part pour y monter seule. Il ne lui a fallu que deux explications pour comprendre où était la pédale marche-arrêt. Et hop, c'était parti ! « Je n'ai besoin de personne en Harley Davidson ». Euh si quand même un peu, pour tourner le guidon et éviter de se prendre un arbre !

Autre divertissement non négligeable de la chouchou durant notre séjour : « Momo » ! Alias le bébé labrador de 4 mois de la maison. Et là, l'éclate totale : et que je le carresse par-ci, et que je l'empêche de prendre mon doudou par-là, et que j'essaye de lui attraper la queue par-ci, et que je lui donne à manger des grains de raisin par-là... Depuis, à chaque fois qu'Oihana voit un chien, de suite, pas de « wouf wouf » qui tienne mais un « Momo » tout sourire !

Côté acrobaties, on ne les compte plus. C'est simple, à notre arrivée à Biarritz, on lui cherche une école de cirque ! Elle monte, elle descend. Les bancs, les escaliers, le T4, tout y passe. Elle s'éclate de rire quand on la pend la tête en bas ou qu'on lui fait faire des figures de rock acrobatique. Bref, Monsieur Arnica est devenu son meilleur allié !

En revanche, si elle bouge incroyablement bien, elle est plus feignasse sur la parole, en terme de formation de mots audibles, j'entends. Parce que pour se faire comprendre, ça, aucun problème. Bon, on a bien quelques mots qui traînent : maman, papa, momo, au revoir, donne, gâteau... Mais c'est plus une phraséologie propre à son petit cerveau avec des sons, certes identifiables, qui sort de sa bouge, qu'un langage pouvant établir avec nous une véritable communication verbale. Ben ouais, difficile de tout faire à la fois.

Surtout qu'en plus de l'activité physique, elle ne lésine pas non plus sur les dents. Impossible de dire le nombre exact sous peine de perdre un doigt en tentant de lui ouvrir (même en dormant, on a essayé) mais les molaires ont fait leur apparition et les canines commencent à boursouffler.

Sinon, pas de miracle, elle ne demande pas encore le pot. Pourtant, ça nous arrangerait bien pour éviter ses innombrables cacas débordants. Mais bon, de plus en plus, elle montre le sac de change quand sa couche est pleine. Yes !

Enfin, pour les pronostics pour son futur métier, on hésite entre pilote de ligne (elle est omnibulée quand un avion passe dans le ciel), clown (entre ses figures, ses yeux rieurs et ses blagues, on s'en paye quelques-unes), déménageuse (la délicatesse et la douceur, c'est pas son truc) et vétérinaire (comme on le disait plus haut, les chiens, c'est son truc. Non, n'y pensez même pas, pas de cadeau empoisonné!)