ISLANDE

 

UN PETIT COUP DE CHAUD ET FROID

 

Capitale : Reykjavik

Régime : République constitutionnelle

Monnaie : Couronne islandaise (ISK)
Superficie : 105 000 km²  - 1/
6 de la France

Population : 320 000 - 1/20 de la France
Langues : Islandais (officiel), Anglais
Religions : Luthériens évangéliques (87.1%)

Pourquoi l’Islande ?

  • Parce que voyager en Islande, c'est un peu comme voyager sur la lune. Et qui n’a pas un jour rêvé de se prendre pour Tintin ?
  • Parce que depuis la crise financière de 2008, l'Islande, destination très onéreuse autrefois, est aujourd'hui plus abordable et qu’il faut bien admettre qu’il n’y avait pas que le climat qui dissuadait d’y aller. Plus maintenant !

 

Que pensons-nous y trouver ?

On dit en Islande : « Quand Dieu créa le monde, il fit des essais de couleurs pour la nature. Certains de ces essais, abandonnés, subsistent encore dans le centre de l'Islande ». Avec une promesse pareille, que voulez-vous qu'on imagine ? Un festival de couleurs, une myriade de paysages, une pléiade de volcans, de somptueux glaciers, le tout entouré par la mer. Bref, la Nature dans toute sa splendeur !

Plus concrètement, nous débuterons notre escapade islandaise par le trek Landmannalaugar–Skogar. 6 jours de rando pour quelques 80 km dans la partie sud du pays, en zone volcanique, sans difficulté majeure. Sauf si, bien sûr, la météo s'en mêle.

Et parlons-en de la météo ! L'Islande, c'est… le Nord ! Et qui dit le Nord dit qu’il faut s'attendre non seulement à tout mais surtout à tout dans la même journée ! Vent, pluie, neige, soleil... Ce sera la surprise du chef ! Mais comme on s'est bien équipés, même pas mal ! C'est ce qu'on dit maintenant... On fera peut-être moins les malins là-bas !

Puis, après l’effort, le réconfort ou plutôt le confort. Pour la seconde partie du voyage en Islande, on a loué un 4X4 pour rouler sur la « seule » route principale de l'île : la n°1. Cette longue langue de bitume fait le tour de l'île au travers de paysages volcaniques, cascades, glaciers, fjords et bien sûr sources d'eau chaude pour un repos bien mérité. Théoriquement, on ne peut pas se tromper mais c’est sans compter sur notre esprit de découverte et notre 4x4 qui forcément nous chuchotera de sortir des sentiers battus !

Pour tout dire, on s'attend à une nature dans tous ses états...

Extraordinaire mais exigeante !

 

Alors, ça a donné quoi ?

 

De notre « premier saut », nous en attentions beaucoup, nous souhaitions en prendre plein la vue. Et l'Islande, véritable rencontre avec la Nature comme nous l'avions imaginée, a tenu ses promesses. Comme vous avez pu le lire dans nos différents récits, nous avons bravé le chaud des sources thermiques, le froid des glaciers, le vent parfois déchaîné, les champs de lave à perte de vue... Bref, les quatre éléments dans toute leur splendeur se sont offerts à nous et ont rempli nos sens !

 

La Terre, tout d'abord ! Jules Verne a fait de l'Islande, une des portes d'entrée dans son « Voyage au centre de la Terre », et on le comprend parfaitement. Que ce soit par la palette extraordinairement variée de ses couleurs ou par le fait qu'elle s'exprime au moindre de nos pas, on a eu l'impression d'entrer en communion avec elle.

Le Feu, bien sûr. Bien que nous n'ayons pas eu la chance de l'appréhender de « visu », il est partout forcément. Lorsque l'on a entendu la Terre siffler, vu l'eau bouillonner... les geysers exploser, que l'on a traversé des champs de lave à perte de vue et déambulé sur des pierres encore chaudes, on a bien compris qu'il n'était pas très loin.

L'Air, ensuite. Le vent ! C'est certainement cette caractéristique que l'on retiendra le plus du climat islandais ! Invisible, il est pourtant quasi omniprésent ! Bon, c'est sûr qu'il ne nous a, en général, pas réchauffés, mais sa présence a parfois créé une atmosphère particulière qui nous a bien plu. Et puis, on a pu voir une variété de nuages comme nulle part auparavant, notamment de nombreux lenticulaires.

L'Eau, enfin. Omniprésente ! Bien sûr, avec la pluie. Et encore, nous avons bien été chanceux sur ce coup-là ! Sans parler des indénombrables cascades qui habillent la moindre colline et donnent naissance à de splendides arcs-en-ciel. Mais c'est sans contexte sous la forme solide que l'eau nous aura le plus marquée. Quelle pied sensationnel d'escalader un glacier en plein mois d'août, de sentir la glace céder sous la puissance de nos crampons et de nos piolets.

 

Nous avons pris goût à ce pays des extrêmes car, après l'avoir appréhendé dans sa version « Waterland » (pays de l'eau), nous rêvons maintenant de le découvrir sous son appellation originale... l'« Iceland » (pays de la glace), entre neige et glacier, moto-neige et chiens de traineaux !

 

 

On en retient finalement des fils rouges que seuls ceux ayant déjà posé les pieds sur l'île comprendront... :

  • les stations-service N1 et leurs cafés offerts qui nous ont souvent réchauffés

  • le cochon rose des supermarchés Bonus que nous avons fréquentées tardivement à cause de leurs horaires d'ouverture

  • les golfs et leurs incroyables emplacements, au pied d'un volcan, au bord d'une falaise... et de leur omniprésence. Le moindre bled a son golf !

  • les campings, du plus rudimentaire (peut-on d'ailleurs qualifier cela de camping) au plus sophistiqué. Toujours propres et très répandus.

  • les 3 maisons dans les jardins. Cela serait censé faire joli. A voir !

  • les églises. Chaque ferme a son église, ça rigole pas ! On aimerait bien savoir le rapport entre le nombre d'habitants et celui des églises !

  • les pistes d'atterrissage qui quadrillent le pays (nous nous souviendrons de celle d'Isafjordur).

  • les magnifiques noms de ville à faire divorcer un couple sans GPS dont voici un sublime exemple : Kirkjubaejarklaustur !

 

 

Le proverbe islandais

« La volonté d'un homme est son paradis, mais elle peut devenir son enfer. »