NICARAGUA

L’AUTRE PAYS DES VOLCANS

Capitale : Managua
Régime :
République
Monnaie : Cordoba (NIO)
Superficie : 129 494 km²

Population :
5,3 millions
Langues :
Espagnol
Religions : Catholiques romains (85%)

Pourquoi le Nicaragua ? 

  • Parce que nous voulions absolument passer en Amérique Centrale. Nous commençons à connaître l’Amérique du Sud mais ignorons tout de cette bande de terre qui relie le nord et le sud de ce somptueux continent. Nous ne pouvions pas manquer l’occasion !
  • Parce que, ne soyons pas fous, le pays présente une stabilité politique non négligeable dans cette partie du monde. Cela est d’autant plus d’actualité ces temps-ci !
  • Parce que le Nicaragua est une destination encore peu courue, qui possède tous les atouts pour séduire les voyageurs que nos sommes.

 

Que pensons-nous y trouver ?

Ça y est, nous y sommes ! Premiers pas en zone hispanophone « officielle » (Miami ne l’étant que de façon officieuse). « Inconscients, vous n’allez rien comprendre ! », nous direz-vous. Que nenni ! Nous pourrons compter sur une maitrise maternelle de la langue (spéciale dédicace à Marisol) pour nous faciliter les échanges du plus grand pays d’Amérique Centrale !

Pour l’itinéraire, sachant que les 2/3 de sa population, soit la bagatelle d’environ 3 millions d’individus, résident à Managua, la capitale, nous avons prévu de nous éloigner rapidement de la foule et de partir à l’assaut de la campagne et de ses « villageois » pour partager leur quotidien et comprendre ce pays à la géopolitique complexe parait-il. Au programme des 3 semaines :

-          Exercice physique dans les champs de café au nord,

-          Musculation du cerveau dans les villes coloniales du centre,

-          Décontraction corporelle et exploration sous-marine aux Corn Islands,

-          Entretien privé avec les magnifiques volcans du sud !

L’agenda sera donc bien rempli ! Heureusement, nous comptons bien devenir des pros du sport national, la sieste en hamac !

 

Alors, ça a donné quoi ?

Ah... Le Nicaragua ! Quelle belle surprise ! Ce pays, dont la renommée internationale n'est malheureusement pas des plus glorieuses, est une pure merveille. Son difficile passé en fait surement une destination peu prisée des touristes... Et si nous n'avions pas peur de voir les effets pervers de l'ouverture arriver avec les devises étrangères, nous penserions que chacun devrait au moins visiter une fois le Nicaragua dans sa vie. Découvrir le Nicaragua, c'est vivre l'authenticité... sans aucun abus de « langage marketing » ! C'est aller à la rencontre d'un de ces pays, si précieux aujourd'hui, où tout semble encore possible. A croire que la domination espagnole, les années révolutionnaires, quatre décennies de dictature, la guerre civile et l'embargo des États-Unis n'ont réussi à piller les qualités humaines de la population. Partout se dégage une douceur de vivre, une simplicité... Et d'apprécier ainsi le simple plaisir de vivre en paix...

 

Si un classement des populations les plus aimables du monde devait être réalisé, les « Nicas » auraient amplement leur place sur le podium, aux côtés des Boliviens, Malgaches et Laotiens. L'entraide est omniprésente et lorsqu'on leur demande un renseignement dans la rue, non seulement ils répondent à la question mais ils apportent aussi une précision supplémentaire. Pour aider. Ils vont même jusqu'à vous accompagner à la recherche d'une épicerie si vous êtes perdus. Par gentillesse. Simplement.

 

Et bien plus que de la gentillesse envers les étrangers, un véritable état d'esprit socialiste parcourt le pays. De nombreuses coopératives animent le tissu économique et social et beaucoup de villages s'auto-gèrent à la manière d'une communauté, responsabilisant leurs habitants. Aussi, une volonté politique de partager les richesses du pays s'est mis doucement en place depuis la fin de la guerre civile, dans les années 1980 et en 20 ans, les progrès sont notables : le taux d'analphabétisation est notamment passé de 69 % de la population à moins de 50%, un pas énorme et encourageant.

 

En parallèle de ce développement social, des efforts écologiques sont réalisés. Il est très surprenant d'observer dans un pays aussi pauvre une conscience de la nature aussi forte. Les « incidents climatiques » ne les ayant pas épargnés (Mitch en 1998), peut-être ont-ils vite compris l'importance de prendre soin de leur environnement. Ce qui est sûr, c'est que regarder un militaire sensibiliser les occupants d'une lancha et les prier de ne pas jeter leurs déchets par-dessus bord surprend. Bien sûr, ce n'est pas encore gagné mais les rues sont propres, les chemins quasi exempts de tout papier ou plastique et les poches (sac en plastiques pour les Parisiens) des supermarchés sont payantes.

 

Pour leur gentillesse, leur volonté de partage et de protection, souhaitons-leur le meilleur !

 

On en retient finalement des fils rouges... :

. les douches froides... De l'eau chaude, pourquoi faire ?! Tout le monde connaît les vertus de l'eau froide pour resserrer les pores !

. le «gallo pinto » (riz avec haricots noirs)... Matin, midi et soir. Rien de tel pour ne plus avoir faim !

. les hamacs pour mieux apprécier les nombreux déplacements en bateau dans le sud du pays et notamment passer une nuit agréable sur le ferry Ometepe – San Carlos.

. les clochettes des marchands de glaces pour vous faire retourner en enfance : « Je veux une glace ! »

. les pétards.. qui explosent, pas qui se fument ! Pour les fêtes ou pour le plaisir d'entendre la détonation, toutes les occasions sont bonnes !

. les moustiques (dans le sud) ! Ceux-là, on aurait préféré ne pas les avoir en fil rouge !

. le meilleur pour la fin : Dieu ! Les églises bien sûr, mais aussi, sur les autocollants des bus, dans les maisons et surtout dans la bouche des gens: « Grâce à Dieu » !

Le proverbe nicaraguayen

« Attachez vos poules, le coq est lâché. »