14 – 16 FEVRIER 2010 – J+190 - J+192 – SANTIAGO OU L'ART DE VIVRE CHILIEN

 

Encore un peu sur la défensive en matière de déambulations urbaines, Santiago nous a pris gentiment sous son aile pour nous apaiser en douceur ! L'accueil chaleureux de nos hôtes (encore des amis de Couch Surfing) nous a permis de nous décontracter rapidement et rien de tel que de goûter aux spécialités locales pour nous requinquer ! Un bon gros « churrasco » (sorte de hamburger avec de la crème d'avocat, de tomates et oignons...) dans le quartier Brasil, un incontournable « curanto » (plat typique de viande - poulet et côtes de porc - cuite avec des fruits de mer – moules, palourdes...) avec une bonne petite bouteille de vin blanc au marché central ou encore un savamment dosé « Pisco Sour » dans le quartier bobo de Bellavista ! Que de régal ! Vous l'aurez compris, nos 36 heures d'escale dans la capitale auront été gustatives ! Il faut dire qu'esthétiquement, Santiago n'est pas une ville très gracieuse et que c'est surtout son art de vivre qui charme le voyageur ! Alors passés le petit tour de ville des quelques monuments coloniaux et de la célèbre maison de Pablo Neruda ainsi que le spectacle de la relève de la garde républicaine, on ne s'est pas fait prier pour sentir l'ambiance chilienne... : séance shopping dans les rues piétonnes pour acheter un nouveau sac à dos tout beau, tout neuf à Ophély... petite sieste ombragée au mont Santa Lucia pour laisser défiler les heures les plus chaudes et surtout un petit noir dans un des mythiques cafés « piernas ». Café « piernas » ? Littéralement, café « jambes ». Quezaco ? Un café traditionnel où le bas des comptoirs est ouvert, laissant libre le champs visuel de ces messieurs afin de profiter pleinement des jambes des serveuses... en mini-jupe évidemment ! Une institution à Santiago, alors Ander n'allait pas se faire prier !

 

 

16 FEVRIER 2010 – J+192 – SAN PEDRO, « TOURISTLAND »

 

Nous nous sommes envolés pour le nord du pays en milieu d'après-midi pour profiter au maximum de notre vol au-dessus de la Cordillère des Andes. Ah, somptueuse cordillère ! Quel bonheur nous avons eu à apercevoir par le hublot le pic enneigé de l'Aconcagua dominant lagunes et vallées aux couleurs époustouflantes ! Nous aurions aimé que le vol dure encore et encore mais la région de San Pedro de Atacama et ses non moins somptueux paysages nous attendaient...

Mais si l'atterrissage a du coup été moins difficile, l'arrivée à San Pedro n'a pas été pour autant tout à fait simple. Tout d'abord, il nous a fallu relier l'aéroport, situé à Calama (environ 1 heure et demi de route) au village et lorsque nous nous sommes présentés à la gare routière, il n'y avait plus de places disponibles dans le bus. Merdouille ! Le suivant étant plus de 2 heures après, on s'est pas démonté et on a négocié directement avec le chauffeur pour monter... debout. Sans souci pour lui, nous avons tranquillement grimpé dans le véhicule où finalement, deux places assises attendaient nos fesses pour effectuer confortablement le transfert.

La deuxième surprise nous guettait à San Pedro même. Dégorgeant de touristes (locaux ou internationaux), la plupart des « hospedajes » étaient « llenos » (pleins), obligeant Ophély à parcourir le village de nuit à la recherche d'un pieu ! Le petit village, découverte par Ander 7 ans auparavant, est devenu une belle bourgade. L'unique rue touristique « Caracoles » a fait des petites et l'alternance un restaurant, une agence de voyage, un bar, une agence est maintenant chose commune jusqu'au musée, considéré autrefois à l'extérieur du village ! Heureusement, les villageois n'ont pas voulu du projet de goudronnement et les artères sont toujours faites de terres et de poussière... Un reste d'authenticité... Jusqu'à quand ?

 

 

17 FEVRIER 2010 – J+193 – DE LA MORT A LA LUNE !

 

L'activité première de tout touriste qui débarque à San Pedro consiste à faire le tour des agences (enfin, quelques unes, jusqu'à ne plus en pouvoir) pour préparer son programme intensif de la semaine ! Pas manqué, nous avons assuré notre statut de touristes ! Et après une visite à l'office du tourisme pour lire le cahier des complaintes et des félicitations et quelques entrevues avec les contacts retenus, notre agenda jusqu'à notre vol retour le 25 était plus que bien rempli ! On n'allait pas s'ennuyer !

D'ailleurs, pas de temps à perdre, nous avons commencé le jour même avec l'immanquable excursion dans les « Vallee de la Muerte » et « Vallee de la Luna ». Nous voilà partis vers la première (vallée) en compagnie de Roy, un guide un peu loufoque, sur les traces du tournage « Orangina ». Souvenez-vous de cette pub où deux mecs transpirent au volant d'un camion rempli des célèbres bouteilles jaunes, qu'il ne faut pas secouer et se retrouvent sur une piste où chaque centimètre est un chaos. Bon, nous n'avons pas vu descendre de la dune des centaines de personnes assoiffées, aux yeux exorbités... mais nous vous confirmons que le chemin est ridé de pierres et que le panorama de ces grands plissements verticaux orangés est à couper le souffle ! Pour la petite anecdote, la « Valle de la Muerte » n'a rien d'un cimetière et s'appelle ainsi suite à une transformation linguistique d'un Français ayant malencontreusement modifié le nom de « Vallee de Marte » (vallée de Mars) en « Vallee de la Muerte » (vallée de la mort). Après avoir échappé à la « Mort » et avant d'atteindre la « Lune », nous avons fait un détour à genoux par les empreintes d'un ancien courant d'eau laissées dans la roche. Un circuit acrobatique amusant qui nous a permis de bien comprendre qu'avant les lieux étaient aquatiques. Bien qu'en en ayant déjà pris plein les mirettes toute l'après-midi, le clou de notre virée fut certainement le coucher du soleil. Quelques minutes de montée dunaire nous ont conduit au mirador de la vallée de la lune où nous avons pu surplomber les différentes formations géologiques... Du célèbre amphithéâtre à l'esplanade parsemée de sel... La lumière dorée leur donnait des teintes ocres, orangées, rosâtres... Magistral !

 

 

18 FEVRIER 2010 – J+194 – Y'A DU MONDE SOUS TERRE !

 

La deuxième découverte des alentours fut plus matinale avec un départ à 4 heures du mat' pour atteindre les « Geyser del Tatio », à plus de 90 bornes du patelin avant le lever du soleil. Situés à 4321 mètres d'altitude, ces phénomènes géologiques prétendent être les plus hauts au monde (on vérifiera quelques jours plus tard en Bolivie que les Chiliens sont menteur sur les bords...) et cela n'est pas si anodin de monter à ce niveau, même assis dans un bus. Un couple en fera d'ailleurs l'expérience durant le trajet... Selon les dires de sa femme, l'homme aurait semble-t-il fait un petit malaise (lui affirme qu'il dormait... à 5 heures du mat', cela paraît plausible) et préférant ne pas prendre de risque, ils sont descendus au dernier village avant notre terminus (à 3000 mètres tout de même).

Mais le jeu en valait la chandelle. Le contraste de températures entre la chaleur de la terre et le moment le plus froid de la journée active les geysers à leur maximum, provoquant des fumerolles plus intenses. Pas de geyser explosifs ici mais des bouillonnements au sol et des échappements de fumée importants. Et une activité souterraine suffisante pour chauffer un bassin... Histoire de tremper nos fesses par une trentaine de degrés, le soleil réchauffant nos parties supérieures avec délectation !

Nous avons donc grandement apprécié notre escapade en ces lieux, en passe de devenir Parc National pour les protéger des activités géothermiques malheureuses. En effet, il y a un ou deux ans, un trou artificiel a du être rapidement rebouché après avoir donné lieu à un jet de plus de 200 mètres vidant l'intégralité du bassin du Tatio.

Sur la route du retour, nous avons fait halte dans le village altiplanique de Machuga, tout d'abord pour récupérer notre petit couple bien plus en forme, mais surtout pour assister aux festivités carnavalesques locales. Prenez une croix (évangélisation espagnole oblige), recouvrez-là d'offrandes à la « Pachamama » (la terre-mère) – épis de maïs, longues tiges de fleurs... (nous sommes en terre indigène tout de même), plantez-là au milieu de la rue, courrez autour en file indienne en chantant et percutant des tambourins, déguisés et quelque peu éméchés... Et vous obtenez alors le spectacle auquel nous avons eu le plaisir d'assister. Et comme les indigènes sont généreux, nous avons même eu droit aux confettis et brin de fleurs pour nous porter bonheur. « Suerte ! »

 

18 FEVRIER 2010 – J+194 – UN PEU PLUS PRES DES ETOILES !

 

Le Chili est réputé pour la clarté de son ciel et les plus grands télescopes au monde sont installés dans la région d'Antofagasta, à quelques dizaines de kilomètres de San Pedro. Alors, quand on a découvert qu'une observation astrale était proposée dans les environs, on s'est lancé dans l'aventure. Rendez-vous été pris avec un français, installé au Chili depuis de très nombreuses années, passionné par le ciel et soucieux de transmettre son savoir à qui souhaite le partager.

La première partie du tour consista en l'observation télescopique du ciel : Mars, Saturne et ses anneaux, la galaxie Magellan et sa « Tarentule », les Pléiades... Autant d'incontournables pour les amateurs que nous avons pu apprécier ou connaître. Nous avons même pu constaté que certaines étoiles sont tellement étincelantes, comme Cyrus, qu'elles aveuglent quasiment lorsque l'on approche l'œil du viseur. Quant aux nébuleuses, elles donnent l'impression d'un pétillement oculaire tellement les points sont proches et nombreux.

La deuxième étape, à l'œil nu, fut tout aussi instructive avec peut-être une point d'amusement en plus due à la présentation éloquente et humoristique de notre hôte. Sa façon de nous présenter la lecture du ciel à travers les âges et les civilisations nous a permis de comprendre qu'aux temps où la terre plate, tout le monde se prenait pour le centre du monde... et oui, pour ne pas tomber, bien sûr et que forcément, la vision du plafond s'en trouvé modifiée ! Heureusement, Galilée est passé par là, permettant une uniformisation des cartes du ciel et une « récupération » des meilleures constellations. Parmi elles, l'éternelle « croix du sud » accompagnée de ses pointeurs pour l'orientation. Bon, on a bien retenu la théorie : il faut trouver l'intersection entre la ligne partant de la médiane de ses pointeurs et la ligne horizontale de la croix... à 4,3 fois sa longueur à droite. Vous l'aurez compris, pour l'application, c'est pas gagné... Mieux vaut un bon GPS !

Nous avons aussi reconnu le classique « Orion », avec sa massue, son bouclier et sa célèbre ceinture. Il en prend une place dans le ciel celui-ci ! Et d'autres... plus étranges comme le « corbeau », le « petit chien » ou le « lièvre ». Là, il est clair qu'il faut faire preuve d'imagination ou avoir fumé quelque chose pour les trouver représentatives.

Pour la notion d'année-lumière et la distance des étoiles, on a retenu l'essentiel : c'est loin, très loin ! Et pour réussir à motiver les plus réticents à l'apprentissage du ciel, surtout ces messieurs, notre orateur leur a démontré la méthode infaillible de la drague, allant jusqu'à leur préciser quel bras utiliser pour pointer les astres... pour que le bon reste disponible ! Rien de tel pour séduire une fille !

Il ne nous restait plus qu'alors à déguster un bon chocolat chaud pour nous réchauffer et à Ander d'aller décrocher les étoiles pour fêter les 29 ans et demi de sa chère et tendre...

19 FEVRIER 2010 – J+195 – UN AVANT-GOÛT DE BOLIVIE

 

Après les ourlets des vallées, les évaporations des geysers, il ne nous restait plu qu'à constater le taux de salinisation des lagunes alentours. Et très vite, nous avons pu expérimenter la sensation de flotter comme un bouchon et de se retrouver en 2 secondes les quatre fers en l'air. Alors à défaut d'une petite séance de natation traditionnelle, nous nous sommes amusés à faire des acrobaties : position du lotus, l'allumette flottante, le clou insubmersible... Le plus délicat, trouver un semblant d'équilibre surtout au moment du redressement... lorsque le sel ne veut pas que les jambes pénètrent dans l'eau pour toucher le sol. Armés de nos crocs en plastiques, il a fallu faire quelques vaines tentatives avant de voir nos efforts récompensés !

Passé la séance de gymnastique, nous avons marqué un stop à la « douche », deux trous d'eau douce pour évacuer les traces blanches laissées par le sel, avant d'attaquer le clou du spectacle : la lagune Tebenquiche ! Un nom comme cela, ça ne s'invente pas ! Mais si le nom est à coucher dehors, le lieu rattrape largement le niveau : une lagune de sel appuyée sur un lagon turquoise, le tout sur fond de cordillère déchiquetée à perte de vue. De quoi faire une petite reconnaissance pour les jours à venir avec les parties sèches, les semi-humides, les totalement détrempées... et surtout de siroter un bon « pisco sour » en l'honneur de ces splendeurs de la nature. Bon, avec le manque d'habitude et l'altitude, deux petits verres ont suffi à nous faire voir les repères visuels sous un autre angle. Nous saouler, en deux mots ! Il ne nous restait plus qu'à rentrer cuver au village en attendant notre formidable excursion bolivienne du lendemain.

 

TOUR EN BOLIVIE AU SALAR D´UYUNI

24 FEVRIER 2010 – J+200 – UN PETIT SOMMET POUR FETER NOS 200 JOURS !

 

Aussi loin que l'on soit, on a pu entendre les sarcasmes de certains (que l'on ne citera pas pour des raisons de sécurité... ah ah ah) à l'annonce de notre 5125 mètres. Alors, on a décidé de rehausser la barre (durcis ton jeu que disait coach Mémé !) ! Bon, on n'a pas lésiné sur les moyens : acclimatation progressive grâce à notre fabuleuse escapade en Bolivie, belle plâtrée de pâtes la veille au soir, 6 mois de tour du monde pour perdre les kilos superflus et abstinence alcoolisée totale (le sacrifice le plus dur, surtout qu'on avait un petit vin bolivien à tester) !

Nous voilà donc partis en direction de ce fameux téton du Sairecabur... Après un tour du chauffe sur un semi-plat à 5500 mètres, on attaque le vif du sujet : la montée ! L'ascension commence difficilement par un passage caillouteux glissant. On monte 20 cm, on redescend de 10. A ce rythme, les 500 mètres de dénivelés vont être longs, très longs ! Heureusement (enfin, entre la peste et le choléra ?!), on amorce une partie plus rocailleuse et quasiment les rochers. Effectivement, on nous avait dit que les bâtons de marche étaient utiles au début mais qu'après, il faudrait y mettre les mains. Et bien, sur place, on comprend mieux. Qu'à cela ne tienne, on va y mettre les mains ! Et si la première pause est bienvenue (le guide nous prend même le pouls pour s'assurer que l'on est encore tous entiers ! 120 pour Ophély et 100 pour Ander... tout va bien.), la seconde et les suivantes se révèlent de plus en plus salvatrices ! D'autant plus lorsque l'on croise un guide qui redescend avec un français ayant abandonné. Éreinté, il tente de nous encourager : « Vous allez en chier ! Derrière cette montée, y'a une descente et ensuite, une autre put... de montée ! Quand je l'ai vu, j'ai craqué ! » Sympa les compatriotes ! Mais, pas de souci, on a signé... c'est pour en chier ! Et surtout pour y arriver ! On repart finalement plus motivés et on découvre cette fameuse descente et cette saleté de remontée... 80 mètres de dénivelés... Rrrr ! On va gérer ! On reprend l'escalade plus que jamais, le pas de plus en plus lent. On approche des 6000 quand même ! Quelques haltes pour reprendre notre souffle mais la récupération se fait bien, il revient aussi vite qu'il est parti.

Puis soudainement, le guide stoppe et tend la main à Ophély : « A toi l'honneur d'être la première ! » Deux pierres de plus et là... LA VUE ! Splendide ! Salvatrice ! Les 3 autres la rejoignent illico-presto. Tout le monde se félicite, s'embrassent, se serrent la main... La traditionnelle photo-souvenir vient clore les effusions de joie.

Bon, vient alors LE moment fatidique, celui de la mesure ! Surtout que celle-ci porte à débat. Aucune des agences en ville ne le stipule à la même altitude mais surtout la plupart d'entre elles ne le donne pas comme un 6000. Première mesure du GPS du guide : 5992 mètres. Non, c'est pas possible ! Il faut qu'il fasse quelque chose, qu'il monte sur la pierre la plus haute, qu'il tende le bras. Put... 8 mètres, c'est rien ! Puis, Nicolas, l'autre français du groupe sort son GPS (il faut préciser qu'il est géologue topographe de métier alors les mesures, ça le connait !), l'allume et nous fait patienter. Patience... Patience... Verdict ! 6018 mètres avec 15 mètres d'erreur. Youpi ! Sauvés ! Avec quelques secondes supplémentaires, on aura même droit à 6025 mètres et 8 mètres d'étalonnage. Sûr, on s'est fait un 6000 ! Explosé le record !

Enfin, c'est pas tout, nous avons une descente à amorcer ! Tout aussi coton compte tenu que nous passons par le passage caillouteux avec séance de ski en chaussures de marche à la clé. Mais le succès, l'augmentation d'oxygène en redescendant d'altitude nous dope et l'on saute presque comme des cabris pour notre arrivée à la voiture. Quel shoot !

ENCART « SPECIAL EVENEMENTS NATURELS A SAN PEDRO DE ATACAMA »

 

Mention spéciale à deux événements extraordinaires que nous avons pu vivre à San Pedro de Atacama, dans la région désertique la plus aride du monde.

Le premier se déroule en plein centre-ville de San Pedro... Nous sommes tous les deux en pleine négociation pour notre trip de quatre jours en Bolivie : « Bon, on commence bien par la Laguna Verde puis on continue avec la Laguna Colorada ? Oui, oui ! Et si on change trop de bolivianos, vous nous les reprenez bien au même taux à notre retour ? Oui, oui ! Les boissons sont fournies ? Oui, oui ! ». Soudainement, Ophély sent ses pieds flageoler, il lui semble trembler. Elle regarde Ander qui lui semble, lui aussi, trembler. Surpris, nous regardons le mec de l'agence. « Vous sentez ? Oui, qu'est-ce que c'est ? Regardez la bobonne d'eau. Put..., elle tremble ! Exact, c'est un tremblement de terre ! » Le guide guettant l'irrégularité croissante de l'eau se lève et sort dans la rue. Bien évidemment, on se s'est pas fait prié et on l'a suivi. Mais dans la rue, personne ne semble sentir quoi que ce soit. 30 secondes s'écoulent sans grand chahut avant de constater un retour à la normal de l'oscillation de l'eau. Nous apprendrons le soir que la secousse a eu lieu à une quarantaine de kilomètres du village, par 120 km de profondeur pour une puissance de 5,3 sur l'échelle de Richter. On imagine alors ce que peut donner un véritable séisme lorsqu'on se situe à proximité de son épicentre. Nous ne savions pas alors que le Chili allait subir quelques jours plus tard une catastrophe de grande ampleur, en sa partie centrale.

Le deuxième événement est, pour les Français que nous sommes, somme toute très classique... puisqu'il s'agit de la pluie ! Maintenant, lorsque des gouttes tombent sur l'une des régions les plus arides du monde où les hommes se souviennent des dates où il a plu, cela devient tout de suite plus extraordinaire. Alors, quand en plus, cela se transforme en averse et que le ciel se charge de nuages sombres comme 10 jours par an, cela devient un événement climatique rare auquel nous avons eu la chance d'assister !