8 AOUT 2009 - Jour J

 

Vous l'aurez remarqué le compteur est arrivé à ZERO ! Et qui dit compteur à zéro, dit le début des émotions, de l'imprévu, des surprises...Le nôtre devait être mal réglé car les émotions ont commencé avant le départ, à peine nos pieds posés sur terre. Ander a perdu... ses cheveux ! Dans un élan de tondeuse et après un passage par le style iroquois, le basque bondissant ne sautait plus tellement partout en s'observant dans le miroir. Difficile de se reconnaître avec 30 cm de tignasse en moins ! Photos à l'appui à venir !

La séance "boum au cœur" a ensuite continué à l'aéroport avec l'arrivée surprise de Papa Ophély. Bien sûr Ander était dans le coup mais Ophély n'a rien vu venir. Trop fort le papa... et surtout courageux de se taper les 500 km Plassac-Roissy de bon matin. Bref, que du bonheur !


Avec tout ça, on en arriverait presque à oublier de vous dire que nous sommes arrivés en Islande et que le premier contact s'annonce "chaud-froid". L'accueil des islandais semble effectivement être là pour compenser une météo quelque peu capricieuse.

Après une nuit réparatrice pour se remettre des différents "au revoir" particulièrement arrosés, le bus nous attend à la gare centrale demain matin à 8h30 pour nous mener vers le trek de Landmannalaugar. 6 jours de rando pour quelques 75 km et environ 35 heures de marche au programme. De l'effort certes mais surtout des paysages à couper le souffle nous attendent !


A nous le grand air !

9-14 AOUT 2009 - J+1 à J+6 - ON A MARCHE SUR LA LUNE !

 

Nous sommes de retour de notre exploration au centre de l'Islande ! Bilan : 6 jours de trek, 82 km, 32 heures de marche (une bonne petite semaine de travail), 2 kg de moins pour Ander et 1 genou et demi opérationnel pour Ophély... Et des images plein la tête forcément.

 

Outre les légions de trekkeurs qui n'ont pas réussi à nous gâcher la vue, on en retient tout d'abord une pléiade de couleurs. Les zones d'activités géothermiques mélangent les beiges, les cuivres, les verts, les jaunes, les rouges ou rosés. De véritables arc-en-ciel dans la terre. D'autres zones regroupent des pierres "miroir", on dirait du cristal noir de chez Baccarat. Sans parler des montagnes vertes fluo, sans exagération ! On en croirait même que la pierre est verte tellement la mousse prend sa place et affirme sa couleur pétarde.

Ces zones multicolores ont d'autant plus contrastées avec certains autres passages... A à peine 1000 mètres d'altitude, le vent, le froid, la neige, la roche noire volcanique nous ont transporté sur la... Lune ! Rendez-vous compte, il a même fallu qu'on traverse une passe entre deux glaciers, digne de la très haute montagne. En plein mois d'août !

Pour couronner le tout, on a eu une météo de cocus ! Presque pas de pluie à l'horizon pendant les 6 jours. Juste quelques gouttes qui n'ont pas réussi à éprouver l'étanchéité de la tente de Clément et Florence, ni même à nous entraîner à battre le record du monde du montage de tente. Rien avoir avec l'apocalypse des jours précédents où les gens ont du être rapatriés de Landmannalaugar.

Bref, Ander se prenait pour un Mario Bross islandais, marchant de tableau en tableau... D'ailleurs, il n'a toujours pas trouvé le Big Boss.

14-16 AOUT 2009 - J+6 à J+8 - WEEK-END A REYKJAVIK

 

C'était trop beau... Une semaine sans galère, ça ne pouvait pas durer ! De retour à Reykjavik un vendredi soir, pas une chambre de libre à l'horizon. Heureusement, l'Armée du Salut est venue à notre secours. Un lit pour Ander en dortoir "garçons" et in extremis, Ophély a échappé au matelas par terre pour échouer dans la chambre de deux sœurs italiennes. "Y'a de la chance que pour la canaille", dixit Ander. Ouf, enfin, une bonne nuit après les charmantes nuits passées en compagnie de clubs de ronfleurs hors catégorie espagnols !

 

Une douche chaude et nous revoilà requinqués pour le "Runtur". Quezaco ? Après le calme de la semaine, les soirées du vendredi et samedi à Reykjavik sont dirons-nous colorées... De 7 à 77 ans, chacun y va de sa tenue (et autant dire que tous les goûts et couleurs sont de la partie !). L'alcool coule à flots, le volume sonore augmente et tout le monde se déchaîne... jusqu'au bout de la nuit ! Le spectacle vaut le détour, croyez-nous !

Autant dire que ce matin, la ville était déserte... Du coup, nous nous sommes laissés tentés par une belle balade et un petit hotdog islandais. Recette exacte inconnue mais un goût certain de "reviens-y".

A partir de demain, notre mini 4x4 nous attend. On the road again...

17 AOUT 2009 - J+9 - L'EXPERIENCE « BLUE LAGOON »

 

Ça y est, nous y sommes ! Nous avons récupéré notre petit Suzuki Jimny, autant dire le 4x4 à Barbie, version vert bouteille. Et pour l'inaugurer, une virée au « Blue Lagoon » (le site le plus touristique d'Islande) s'est imposée. Au milieu d'un champ de lave, les trop pleins d'une station géothermique sont mis à profit comme station thermale en plein air. Au programme : bains chauds de 30 à 39° dans une eau bleu turquoise crémeuse, masque de silice à vous rendre plus blanc de peau que Mickaël Jackson (paix à son âme), hammam dans une grotte à trolls, massage sous cascade et cocktail bleu bien évidemment dans l'eau... On comprend mieux pourquoi c'est touristique.

18 AOUT 2009 - J+10 – UN ANNIVERSAIRE « DECOIFFANT »

 

A journée exceptionnelle, excursion exceptionnelle ! Pour les 29 ans d'Ophély (qui remercie d'ailleurs tous les auteurs de gentils petits messages à son égard !) rien de tel qu'une croisière... aux îles Westmannajard. Petits bouts de terre à 11 km des côtes tout droit sortis de la bouche d'un volcan sous-marin (la plus récente est apparue en 1967), ce chapelet de 15 îles dont une seule est habitée sont réputées pour être ventées... et c'est peu de le dire ! Une brise de 90 km/h minimum, bonne à décoiffer les moutons islandais, a soufflé toute la journée et n'a pas non plus cessé de la nuit. Même les milliers de Macareux-moines pourtant habitués à ces conditions hostiles en perdaient leur équilibre... Alors imaginez Nous ! Emmitouflés dans nos super gore-tex, on a voulu défier les éléments, mais après plusieurs heures de lutte acharnée ça c'est fini au resto et dans le super « lit de poupée » (un lit carré dans une niche mansardée le tout décoré de dentelle...) comme Ophély n'en n'avait encore jamais vu ! Pour le reste, c'est censuré par le CSA !


19 AOUT 2009 - J+11 – « GEYSIR » OU L'ORIGINE DU MOT GEYSER

 

Au détour du circuit touristique « Golden circle » qui comporte une belle cascade et l'endroit où s'est réunit le premier « gouvernement » viking islandais mais dont il ne reste plus rien, on a eu l'occasion d'aller sur la zone d'activité géothermique où se trouve Geysir.

C'est de ce joli petit nom que les islandais ont désigné cet endroit où l'eau jaillit de la terre vers le ciel et qui aujourd'hui fait foi dans le monde entier ! Hier très actif, le geyser nommé Geysir (on dirait un titre de film grand public...) est en vacances depuis plusieurs années ! Alors exit les 50-70 m du premier et voilà les 20-30 m de son remplaçant nommé Strokkur (comme quoi avec le temps qui va, tout s'en va !). Mais c'est avec une régularité à faire pâlir un horloger suisse (toutes les 9 min 28 sec à + ou – 2 min), que Strokkur se gonfle et fait jaillir sa colonne d'eau sous les yeux ébahis des touristes... Et tout ça sans même quémander un centime ! C'est en tout cas très impressionnant de voir comme notre terre est « vivante » !

20 AOUT 2009 - J+12 – LE JOUR DES PIEDS CROCHUS

 

Au pied du glacier Solheimajökull, on a décidé de se laisser tenter par une expérience qui faisait très envie à Ander : la marche sur le glacier à l'aide de crampons ! Notre guide islandais Atli nous a donc chaussés nos godillots de magnifiques griffes et nous sommes partis pour presque 4h de ballade sur la glace... une sacré expérience ! Entre le bleu de la glace et le noir des cendres volcaniques amassées au cours des décennies précédentes lors des diverses éruptions du volcan Katla nous ne savions plus où donner de la tête ! Étant les 2 seuls clients ce jour là et nous voyant en forme Atli nous a guidés vers le haut du glacier entre crevasses et « Mulans » (c'est comme cela qu'ils appellent les trous où l'eau s'engouffre dans la glace pour rejoindre les rivières qui coulent entre le glacier et la roche) pour une splendide ballade. Une belle expérience que nous avons fêté à la pause de midi par une lichette de rhum arrangé spécialement préparé par notre ami Thierry (ou plutôt dit « flying Thierry » il se reconnaitra) ! Atli n'a d'ailleurs pas rechigné à y goûter également ! Ils savent reconnaître ce qui est bon ces islandais !

Encart spécial « Incongru » :

On commence tranquillement la journée vers 9h et l'on dépasse la petite bourgade de Hvolsvöllur où à la sortie du commissariat, une voiture de flics entame sa route derrière nous. Jusque là, rien de bien surprenant. Quelques kilomètres plus tard, on emprunte un petit chemin pour se diriger vers une chute surnommée « la secrète » car elle tombe derrière des parois rocheuses qu'il faut plus ou moins escalader pour la découvrir. Et là, surprise, les flics nous suivent sur cette minuscule route peu empruntée qui ne mène simplement qu'on camping situé au pied de la chute. Nous commençons à nous interroger sur les éventuels délits ayant pu être commis : feux non allumés, vitesse excessive, trop de bazar sur les sièges arrières... Finalement, la voiture nous dépasse pour rejoindre un 4x4 garé non loin de là. Un flic en tenue en descend, accompagné d'une charmante brune en habit du dimanche. Cela surprend ! Quelques minutes plus tard, cette jeune femme rejoint un homme en costume et soudainement, une autre jeune femme descend de la voiture... tout de blanc vêtue ! C'est d'un mariage ! Muni de sa casquette de flic et du registre de la mairie, la « fliquette » énonce le consentement : échange des « Oui », des anneaux, bisous, bisous. Ça y est, le mariage est déclaré. Signature des bans à l'arrière du 4x4 des mariés et sabrage du champagne. Bref, une cérémonie de mariage digne de ce nom... perdu au milieu d'un terrain de camping, au pied d'une chute cachée. Un peu comme le mariage !

21 AOUT 2009 - J+13 – 2X2 OU 4X4 ?

 

Le titre vous surprendra surement mais il fait référence à une discussion que nous avons surprise dans la salle commune du camping la veille. 2 groupes de français faisaient référence à un 4X4 comme le nôtre qui étonne par sa petite taille... et ça donnait un truc comme ça : « Non, un machin aussi petit, ça peut pas être tout-terrain... C'est forcément un 2X2 ! Ah, ah, ah ! »

Croyez-vous que ça nous ait piqué au vif ? Nous ? Non. Mais notre petit bolide sûrement ! Le matin suivant, nous avons pris la route F206 ( F désignant en Islande les routes autorisées seulement aux véhicules tout-terrain). Nous partions découvrir une zone de failles de la croûte terrestre où 135 cratères s'alignent ! La piste était assez propre malgré les nombreux nids de poule dont certains de taille assez conséquente. Bref, un bon 45 km/h de moyenne, jusqu'au premier passage de gué... 20 cm d'eau... pas de problème mais on se dit sourire aux lèvres heureusement que c'est un 4X4, pas un 2X2 ! Au second passage de gué, par contre on a moins rigolé. Un Nissan Patrol (bref, un Gros 4x4), devant nous, teste la profondeur de la rivière et là, oups, au moins 50 cm d'eau ! L'eau monte au ¾ de ses pneus... Le « trouillomètre » à zéro, on le suit pendant que lui nous attend au cas où, et là, de l'eau jusqu'aux portières, et même la petite vague de devant qui monte sur le capot ! Alors fier comme un taureau, notre petit Jimny ne lâche rien, nous fait traverser comme un chef sous les yeux ébahis de nos anges gardiens italiens (les passagers du Patrol...) et nous emmène comme cela sur 6 passages de gué durant cette extraordinaire journée ! Bien sûr, on passera sous silence, pour ne pas effrayer nos mamans, le calage en 2° en plein milieu du dernier gué avec redémarrage, l'eau mi-portières ; ainsi que la belle glissade rattrapée de main de maître par Ander en fin de parcours ! Avec tout cela, on en oublierait presque les 138 km de piste dans un décor sublime entre cratères, coulées de lave, plaines de sable noir et surtout un vent glacial très puissant à ne pas mettre un parisien sur une terrasse de café !


22 AOUT 2009 - J+14 – CLIFFANGER

 

Après avoir tenté d'apprivoiser l'eau sous sa forme liquide (passage à gués) puis solide (marche sur glacier avec crampons), nous nous sommes mis en tête d'aller encore plus loin ! Tels deux grands courageux, nous sommes partis armés de crampons, piolets... et de notre fameux guide Atli, que nous avons retrouvé à Skaftafell (autre aire de jeux glaciaire dans le sud-est du pays) pour affronter le terrible glacier de Skaftafellsjökull. Rien que sont nom a de quoi effrayer le chalant ! Nos casques sur la tête et notre allure de pingouin débonnaire bien travaillée, nous sommes décidés à gouter aux joies du « Ice Climbing », ce qui en français équivaut à de l'escalade de paroi de glace...

Mais, une fois au pied de la paroi, Ophély ne faisait pas la fière et y est allée de son coup de stress... Vertige, quand tu nous tiens ! Ander lui attendait ce moment avec beaucoup d'impatience, depuis le temps qu'il en rêvait !

Alors après briefing, chacun s'élance sur 30 m de haut, les piolets piquant la glace et les crampons servant d'appui... Hop, 2 coups de piolets, hop, 3 petits pas et hop, 1,5 mètre d 'escaladé ! Finalement, ce n'est pas si compliqué ! Juste un peu technique... mais le plaisir sera bien réel !

23 AOUT 2009 - J+15 – NOM DE CODE 007

 

Avis aux amateurs de James Bond, cet article vous est dédié ! « Quoi ? Ophély a rencontré 007 et obtenu une bise ? ». Malheureusement pour elle, non. Simplement, souvenez-vous de « Demain ne meurs jamais », de ces scènes de paysages glaciaires avec le splendide hôtel de glace... Et bien, Jökulsarlon, c'est çà ! Un lagon glaciaire créé il y a 77 ans par la fonte du glacier voisin le Vatnajökull, parsemé de centaines d'icebergs... du plus petit glaçon au plus gros (digne d'avoir coulé le Titanic...), du bleu cristallin au noir volcanique. Le dit lagon a été artificiellement gelé pour l'occasion du film, quant à l'hôtel de glace (dont le design est inspiré des centrales géothermiques du nord de l'Islande), il faudra repasser car il n'existe que sur les écrans des réalisateurs des effets spéciaux. « Et Q, dans tout cela ? », nous direz-vous. Figurez-vous que nous avons pu tester un de ces gadgets magiques : un bateau 4x4 ! Comment le décrire ? Il s'agit d'un bateau comme on les connaît tous avec... 4 grosses roues de tracteur. On circule sur les rives du lac façon 4x4 quelques minutes avant de plonger littéralement dans le lagon et voguer tranquillement sur les flots, entre les cubes de glace... et le tout sans manœuvre apparente !

Et pour l'envolée poétique du lieu, la plage... la plage de sable noir à quelques encablures du lagon qui nous a attirée grâce à ces icebergs d'un bleu profond reposant là comme de vieilles carcasses abandonnées ; les vagues puissantes s'éclatant sur les flancs des plus gros à demi immergés tandis que l'écume venait lécher les pieds des moins téméraires restés en bord de plage... le tout, balayé par la pluie et le vent, en compagnie d'un phoque à la robe argentée surfant les clapots. Une scène et un décor incroyable !

24 AOUT 2009 - J+16 – LOIN DE TOUT

 

Sur fond de reprise islandaise de « Qui saura ? » (ici, on dit « Godafell ? »), nous avons parcouru les fjords de l'est, envahis d'un sentiment d'isolement, perdus entre l'océan et la montagne, suspendus entre les nuages et le soleil.

Et au tournant d'un de ces fjords répondant au doux nom de Faskrudsfjördur, un petit village de quelques 600 habitants nous attendait, avec à chaque maison, des drapeaux... français ! Fichtre ! En fait, nous avons fait halte sur une ancienne base terrestre des pêcheurs de morue français du siècle dernier ; et il semblerait que la ville soit depuis restée en bons termes avec notre pays natal et plus précisément avec la ville de Gravelines. On peut d'ailleurs y visiter le cimetière marin français pour constater que les bretons ont de tout temps eu le pied marin. Ander a d'ailleurs également eu une pensée émue pour son grand-père maternel qui, même s'il n'a peut-être pas accosté ici, a passé de longs et difficiles mois en mer lors de ses multiples campagnes de pêche à la morue.

Et pour terminer la journée, le dodo aura eu lieu dans un des fameux hôtels EDDA. Pour les non-initiés, voici le principe : pendant l'été, les internats vides de leurs écoliers sont convertis en hôtels pour palier au manque de lits disponibles pour le tourisme ! Et bien en tout cas, Ander, lui, aurait bien aimé avoir une chambre comme ça à l'ENAC et pas ses 9 m² vétustes !


25 AOUT 2009 - J+17 – EURO-MARS

 

Après avoir frôlé de quelques kilomètres le cercle polaire (pour cause de travaux sur la route principale ; et qui dit route principale bloquée dit 75 km de détour par la piste secondaire...) et rendu une petite visite à Dettifoss, chute ayant la particularité d'être la plus puissante d'Europe, nous avons débarqué sur Mars en arrivant sur le site éruptif de Krafla !

Entre le cratère de l'enfer (son petit nom islandais étant Viti), les coulées de lave encore fumantes et l'usine géothermique avec ses aqueducs à flanc de montagne et ses balles de golf géantes, on se serait cru dans Mad Max.

Il faut préciser que la M.A.R.S (Mars Analog Research Station) Society étudie ce site pour implanter sa nouvelle station Euro-Mars. Compte tenu de ses analogies avec la planète rouge, l'objectif serait d'y implanter une base, « Krafla One » où seraient expérimentés, dans un but scientifique, des scaphandres et des véhicules susceptibles d'aller sur Mars. Et pour les curieux, sachez que 2 autres stations de ce type existent déjà respectivement au Canada dans le désert arctique de Devon et en bordure du plateau du Colorado aux U.S.A.

26 AOUT 2009 - J+18 – OBJECTIF LUNE

 

L'expérience martienne de la vieille nous ayant bien plu, on a remis le couvert, cette fois-ci pour... la Lune ! Direction les paysages de la piste F88, entre désert de sable et de pierres, champs de lave et cratères, pour approcher ce à quoi, paraît-il, ressemble notre beau satellite ! Si bien que les astronautes américains s'y sont entraînés...

Au bout du chemin, la plus grande caldeira d'Islande (12 kilomètres de diamètre), dont les panoramas sont soi-disant splendides, nous a offert un spectacle... brumeux ! On n'y voyait pas à 20 mètres. Heureusement, on a eu le plaisir et surtout le besoin (sinon on y serait encore, en train de chercher notre route...) d'admirer la beauté du jaune fluo des piquets balisant le sentier pour arriver à un mini lac bleu opalin nous invitant à la baignade. Mais ses 23° n'ont pas suffit pour nous déshabiller par les 3° de l'air ambiant !

Pour finir cette journée harassante, il nous fallait bien une petite douceur. Et rien de tel pour nous requinquer qu'un vrai bain de minuit à l'islandaise dans les piscines naturelles d'eaux chaudes de Myvatn ! Humm, rien qu'à y repenser... on y retournerait bien !

27 AOUT 2009 - J+19 – WHALELESS WATCHING

 

Un proverbe islandais dit « Si le temps ne te convient pas, attend cinq minutes ». Et bien, croyez-nous, nous avons bien tenté d'attendre mais les minutes se sont avérées longues... très longues ! Alors, munis de notre courage et de toutes nos couches de vêtements, nous nous sommes lancés dans l'aventure du « Whale Watching » à Husavik, capitale européenne pour l'observation des baleines. Bon, Ander a quand même pris une petite pilule magique, histoire de mieux supporter les creux de plusieurs mètres et résister à la tempête qui remplissait le bateau d'eau. Et toutes ces précautions pour... rien ! Pas une baleine à l'horizon ! Ça la fout mal pour une agence qui s'enorgueillit d'un taux de réussite de 97-98% !

Put.. ces mammifères marins doivent vraiment avoir un compte à régler avec Ander. A chaque fois qu'il va les voir, dans les meilleurs spots de la planète, bien sûr, elles ne sont jamais là ! Du coup, à défaut de leur serrer la pince, on s'est contentés de les découvrir au merveilleux musée de la baleine.

28 AOUT 2009 - J+20 – HAPPY END OU L'ACCUEIL A L'ISLANDAISE

 

Après une journée « café » à Akureyri pour les traditionnelles cartes postales à la famille, mais surtout pour laisser passer la tempête, il nous a fallu nous mettre en quête d'un dodo. Dans la seconde ville du pays (15 000 habitants), nous étions plutôt sereins et avons laissé tranquillement passer l'heure. Mais, connaissez-vous la loi de l'offre et de la demande ? Et bien, ici, c'est la demande qui l'emporte haut la main ! Conclusion, pas un lit de dispo à 20h30 du soir. Oupss !

Nous voilà donc en route pour deux fermes à proximité de la ville. Premier arrêt, première hallucination ! Ophély pénètre dans une maison où une mamie de plus de 70 ans lui ouvre, déambulateur à l'appui. Les lieux sentent la naphtaline, les photos jaunies sur les murs semblent remonter aux années 50... C'est vrai qu'on voulait découvrir la vie « intérieure » des Islandais mais là, non, ça va pas vraiment le faire. Allez, on repart !

Quelques kilomètres plus loin, deuxième arrêt, deuxième hallucination ! Ophély, toujours fermement décidée à ne pas dormir au froid et au vent ce soir, frappe. Quelques secondes d'attente et là, deux colosses islandais lui ouvrent, torse nu, serviette de bain autour de la taille ! « C'est chaud le nord ! », comme le dit si bien la pub. En tout cas, c'est sûr, nous dormirons ici cette nuit ! Après quelques blagues islandaises, un tour de la propriété (jacuzzi, sauna, cuisine à faire pâlir de nombreux parisiens...) et la visite du cottage qui nous abritera, nous nous sommes retrouvés dans le jacuzzi entourés d'une huitaine de « marmules », bières à la main ! Il s'agissait en fait d'un groupe d'avocats de Reykjavik venus passé le week-end ici pour le festival culturel annuel d'Akureyri et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on s'est payé une bonne tranche de rire !

29-30 AOUT 2009 - J+21 à J+22 – « MAIS ILS SONT FOUS CES ISLANDAIS »

 

Bien que peinés de laisser nos amis avocats en train de cuver leur soirée dans le jacuzzi, toujours la bière à la main, il nous a fallu reprendre la route... Pensant aller à la rencontre des nouvelles merveilles de la nature, c'est plutôt les « curiosités humano-islandaises » que nous avons découvertes !

Tout a commencé au détour d'un petit port de pêcheurs. La voiture au ralenti, nous parcourons les quelques rues du village et observons les fresques sur les murs des maisons. Classique, non ? Et soudain, le voilà qui surgit de nulle part, traverse la rue pour se blottir dans l'encadrement d'une porte à quelques mètres derrière nous et se cale tranquillement pour mieux nous observer. Son regard ne nous a pas lâché pendant de longues minutes. Mais qui ça ? Le nain au bonnet violet ! Non, non, nous n'avons pas fumé quoi que ce soit. Un nain, et pas n'importe quel nain ! Pas le style « Passepartout » de Fort Boyard mais plutôt le nain de cirque dont la seule apparition vous rend hilare... Il se tenait là avec son bonnet de joker violet, son pantalon vert pétard et ses yeux ronds en train de nous fixer... et ne nous a lâche du regard que lorsqu'il n'était plus qu'un point dans le rétro du Jimny.

Deuxième village de pêcheurs, deuxième « allumé » de la journée. Ander avait repéré une belle déferlante dans le fjord : « Ouah, la vague, on se croirait à Biarritz ! Sans les surfeurs. Dommage, mais faudrait être malade pour surfer ici avec la température qu'il fait ! » Et bien, ni une ni deux, voilà qu'on n'aperçoit pas un type, armé de cagoule et gants, assis sur sa planche en train d'attendre « La Vague » ! Bon, le pauvre, il avait plus le matos et la motivation du surfeur que le style et l'expérience. Pas une vague de surfée en 10 minutes ! Du coup, on l'a surnommé Aymerik d'Husavik... Allez savoir pourquoi ?

Et croyez-vous qu'on en aurait fini pour la journée ? Que nenni ! Voilà que le soir venu, à Hveravellir (un refuge perdu dans l'intérieur des terres où coulent des sources d'eaux chaudes naturelles), le gérant des lieux un peu rude (il faut dire qu'on avait déclenché l'alarme incendie avec notre réchaud surpuissant !) nous apprend dans un français approximatif qu'il a vécu en Normandie où il a participé à la construction d'un golf près de Caen... Avec tout ça, on en oublierait presque le moment où un groupe d'islandais venus passé le week-end, ont voulu à 11h du soir, complétement « fracassés », aider Ander à nommer les lieux des photos en train de défiler sur l'ordinateur.

Bref, une sacrée journée à la découverte de ce grain de folie si caractéristique des islandais !



31 AOUT 2009 - J+23 – BIBIBIBI... PHOQUES !

 

La péninsule de Vatnes, située à quelques kilomètres de l'entrée des fjords de l'ouest, est réputée pour sa « seal road » (« route des phoques » pour les non-anglophones...). Voilà donc que, la chanson de notre Bibi-phoque national dans la tête, nous sommes partis à l'assaut de la côte à la recherche de ces petites bêtes... Mais bien sûr à l'endroit indiqué sur nos guides comme étant « Le spot » pour observer ces mammifères, une grande chaîne bloque le passage, un panneau qu'on ne pouvait ignorer indiquant « propriété privée »! Mince... et même pas moyen de faire un petit détour pour passer outre... Imaginez la tête d'Ophély ! Le vague à l'âme et le cœur en peine, nous avons repris la route faisant une croix sur nos bébêtes jusqu'à… cette vision incroyable, un panneau en forme de phoque désignant un petit sentier ! Alors nous l'avons suivit, et, nous les avons trouvé ! A quelques mètres du bord, ils oscillaient à la surface de l'eau. Hop, un coup je te vois, hop, un coup je te vois plus ! De leur puissant regard noir, ils nous observaient tout autant que nous les admirions ! Un grand instant de communication entre animaux ! Mais le vent aura eu raison de notre envie et nous sommes retournés à la voiture « fissa fissa », glacés jusqu'aux os mais chantant toujours le fameux « bibibibibibi phoque.....! »

1° SEPTEMBRE 2009 - J+24 – WINTER TIME !

 

La journée commençait comme une belle journée d'été... islandais ! Les fjords de l'ouest s'offraient à nous dans leur plus bel appareil : bien dégagés, le ballet entre terre et mer, orchestré par un soleil radieux, offrait des vues spectaculaires... Le début de journée était si plaisant que le temps paraissait s'arrêter. De pause en pause, de photo en photo, nous avons fini par prendre du retard sur le « planning ». Cette journée s'est finalement terminée dans une course poursuite (Ander s 'est fait un malin plaisir à mettre en application toutes les règles de conduite apprises à l'Alpe d'Huez sur la glace) sur les dernières kilomètres de piste de la « main » (vous n'avez qu'à regarder sur une carte de l'Islande pour comprendre d'où vient le surnom de ces fjords de l'Ouest).

Pourquoi tant d'empressement nous direz-vous ? Parce que c'était sans compter sur le « Winter Time » ! « Winter ? Mais nous ne sommes que le 1° septembre ! » Et bien, oui, sachez qu'en Islande, dès le 1° septembre (ni le 31 ni le 2...), c'est le « Winter Time ». Tous les horaires sont modifiées pour passer au ralenti hivernal, les points d'information ne sont plus ouverts que quelques heures par jour, la fréquence des ferry est réduite de moitié, les enfants font leur rentrée et la pluie s'installe plus « durablement ». Bref le pays entre en hibernation et les jours suivants se chargeront bien de nous le prouver !

2 SEPTEMBRE 2009 - J+25 – COMME UNE ODEUR DE POISSONS...

 

Blasé de ses 400 kilomètres de la veille, Ander s'est réveillé avec l'envie de prendre l'air. Et rien de plus oxygénant qu'une bonne brise marine. Nous voilà donc de bon matin inscrits pour une partie de pêche (tout du moins Ander car Ophély, elle, ne venait que pour la ballade en mer !). Juste le temps de revêtir nos plus beaux habits... enfin, TOUS nos habits on veut dire (car le vent de l'hiver souffle et nous glace jusqu'aux os !), et d'ingurgiter une pilule de Mercalm pour Ander (qui compte bien manger du poisson plutôt que de lui donner à manger) et nous voici sur le quai !

En contre bas nous attendait le capitaine Seatours pour un tour privatif (nous étions les seuls clients de la matinée), tranquillement vêtu d'un petit polo à manche courte, cheveux blancs dans le vent, et sourire aux lèvres avec pour premiers mots : « So, you're the fisherman ? » (« Alors, c'est vous le pêcheur ? » pour les non anglophones). Aie ! Comment lui expliquer qu'on est des pêcheurs du dimanche et qu'en plus, il se pourrait que l'on traine un peu de la guigne légendaire de Jean-Luc dans nos poches...

A peine arrivés sur site après 15 min de navigation, voilà que notre capitaine jeta son leurre bleu pétrole à l'eau, envoya le plomb par 14 m de fond, moulina 3 tours et tendit la canne à Ander en disant : « There is a fish, take it ! » (« Il y a un poisson au bout, remonte le ! »). Dites-moi pas que c'est pas vrai ! 40 secondes top chrono et voilà une belle morue toute fraîche ! Au final, nous (car Ophély s'y est mise sous le regard amusé du capitaine) remonterons 35 kg de morue en 1h30, relâchant celles qui pesaient moins d'1 kg et nous repartirons avec 3 kg de filets prêts à être dévorés (nous en mangerons d'ailleurs pendant 3 jours) ! Aujourd'hui, Ander est fier de pouvoir dire : « Abuelo, yo tambien he pescado bacalao! » (« Papi, moi aussi j'ai pêché la morue ! »).

 

Et parce que nous n'en avions pas encore assez des écailles, et que nous passions tout près de la maison de son plus renommé fabriquant, nous avons décidé de goûter la fameuse recette du Hakarl ou requin du Groenland putréfié ! Ce type de requin ayant un taux d'urée extrêmement élevé dans son corps afin de lutter contre les eaux froides, il s'avère impropre à la consommation en tant que tel ! Le procédé de putréfaction (dont nous passerons les détails...) résout ce problème mais lui apporte un fumet digne d'une paire de chaussettes oubliée dans un coin depuis plus de 10 ans et d'un goût de fromage capable de courir le 100 m en moins de 10 secondes ! Bref une expérience... que nous ne sommes pas pressés de renouveler !

3 SEPTEMBRE 2009 - J+26 – ELLE DESCEND DE LA MONTAGNE... A CHEVAL !

 

Ce jeudi a bien mal débuté : réveil humide après une nuit de pluie sous la tente, vent coriace et glacial, goût de fin de premier mois de vacances... Bref, un peu le moral dans les chaussettes ! En plus, nous étions censés voir un des plus beaux glaciers d'Islande qui selon Jules Verne serait une des entrées vers le centre de la terre, mais le plafond nuageux étant très... très bas, on a seulement vu les multiples tons de gris des nuages islandais ! Du coup, le soir venu, on a décidé de se prendre en main, et pour cela rien ne vaut une bonne activité bien typique, euh pardon... hippique !

Une bombe sur la tête, une cravache à la main et nous voilà partis pour une petite promenade à dos de cheval, comme les vrais. Car voyez-vous, le cheval prend une grande place dans la campagne islandaise : c'est mieux qu'un gros 4X4 pour aller en montagne ou réaliser la collecte des moutons, et en plus, ça consomme beaucoup moins.

D'ailleurs, on les a vachement apprécié ces chevaux islandais ! D'abord, ils sont tout petits ce qui fait moins peur quand on monte dessus (où quand on en tombe, comme Ander qui nous a fait une magnifique chute au « ralenti » lorsque son cheval quelque peu effarouché par un passage dans l'eau a paniqué. Sans gravité bien évidement ! ). En plus, ils sont également capables d'effectuer un pas appelé le « tölt » qui est en fait une marche rapide, terriblement confortable pour nos petits fessiers de débutants, contrairement au trot de chez nous ! Bref, un vrai moment de plaisir qui nous a remonté le moral !

4 SEPTEMBRE 2009 - J+27 – « H »

En ce beau matin de septembre, nous roulions le long du fjörd, le soleil dans les yeux et le cœur léger, emportés par la beauté de la nature environnante. Sur notre coté droit un navire voguait au fil de l'eau, découpant l'image de la montagne reflétée par le miroir aqueux, une fine fumée blanche se dégageant de sa cheminée.

Là, quelle ne fut pas notre surprise de constater la présence du « H » blanc sur fond rouge, bien connu des islandais signifiant « Hval ». « Hval »  ? Que cela veut-il dire ? Baleine...

Nous étions bel et bien en train d'admirer un baleinier...

Sachant qu'une station baleinière n'était pas loin, ni une ni deux, notre sang ne fit qu'un tour et nous fonçâmes vers celle-ci. Nous eûmes alors le triste privilège d'assister (de loin derrière les grillages) au débarquement et au dépeçage de 2 de ces magnifiques cétacés dont un, nous dira-t-on, sera surement le record de l'été, environ 30 m...

Nous passerons sous silence l'aspect technique de la chose (qui nous rendit silencieux pendant plusieurs heures), mais nous ne pouvons résister à aborder l'aspect éthique. Chacun aura un avis sur la question, plus ou moins tranché, plus ou moins indulgent, en tout cas, voici le nôtre : effectivement, torture il n'y a pas (vu la taille et l'emplacement des harpons explosifs utilisés), effectivement, chaîne alimentaire oblige (encore que)... Et nous pourrions même comprendre toute cette « labeur », s'il ne s'agissait pas d'une espèce ME-NA-CEE ! D'autant que l'on se sert de pseudo-prétextes scientifiques (qui a bien lieu bien sûr, nous avons pu le constater) pour le justifier et se donner bonne conscience.

 

250 baleines... Voilà le quota que l'Islande s'accorde pour 2009 ! Car tout comme la Norvège et le Japon, ce pays, qui se dit si « écolo », n'a pas voulu adhérer à la Commission Baleinière Internationale qui protège par un moratoire de 1986 de nombreuses espèces appelées à disparaître.

Et dire que ce sont les basques qui leur on appris à pêcher la baleine... Voilà de quoi mettre un bon coup au moral d'Ander !

 

N.B. : Plutôt que de vous mettre en image jointe une photo trop choquante pour certains, nous avons préféré vous mettre un dessin trouvé dans un journal local, qui montre le dilemme qui existe chez les islandais, pas tous d'accord avec cette pêche !

5 SEPTEMBRE 2009 - J+28 – OPERATION « BEHHHHHHHHH »

 

Après les chevaux, les baleines, nous avons eu l'opportunité de vivre notre troisième grande rencontre « animalière » du séjour et pas n'importe laquelle non plus : le « Göngur ».

Chaque année, durant le mois de septembre, se déroule la grande opération « behhhhhh » : les fermiers locaux unissent leurs forces pour rassembler leurs moutons, en liberté dans les pâturages, à l'approche de l'hiver.

Phase 1 de l'opération : avant même le levée du soleil, une vingtaine de jeunes cavaliers partent ratisser les montagnes alentours pour regrouper les milliers bêtes, qui sont disséminées par petits groupes, et les ramener en plaine, au « cercle ». Les bêlements, accompagnant les aboiements des chiens très impliqués dans leur tâche, sont assourdissants. Cette fois nous en sommes convaincus, il y a plus de moutons en Islande que d'Islandais !

Phase 2 : après une pause repas bien méritée par tout le monde (cavaliers, chevaux, chiens, moutons) le « round up » peut commencer ! Une belle foire d'empoigne ! Chacun se jette dans le lot avec tout son courage et tente d'attraper une corne par-ci, une corne par-là, de vérifier tant bien qu'il peut que le mouton est bien le sien (à l'aide du numéro sur la bague posée sur l'oreille du mouton) et de le « rapatrier » dans l'enclos correspondant. Bien sûr, tous les subterfuges sont autorisés ! Certains leur montent dessus directement, d'autres les tirent de toutes leurs forces ou encore leur tapent dans le derrière ! On a même le droit de s'y mettre à plusieurs !

Évidemment, on a pu constater plusieurs catégories de trieurs : les pros, qui n'ont peur de rien, une poigne de fer et là, le mouton ne moufte pas ! Les amateurs, facilement reconnaissables à leurs rougeurs sur les joues et à la transpiration abondante. Ce sont les plus rigolos car ils font preuve d'imagination pour contrôler la force des bêtes et finissent assez souvent le nez dans la poussière ! Et finalement, les apprentis, les « pitchounes » accompagnés de leurs parents, pas plus hauts que la bestiole à laquelle ils s'attaquent mais à qui on apprend déjà les premières règles du combat !

Un bonne tranche de rire pendant 2h à contempler cette partie de catch où ce n'est pas toujours l'homme qui l'emporte !

6-11 SEPTEMBRE 2009 – J+29 à J+34 – ESCALE TECHNIQUE OBLIGATOIRE


Ça y est, nous avons dû quitter notre première destination, le cœur déchiré. Mais, rassurez-vous, on en a profité jusqu'au dernier moment, nous relaxant une seconde et dernière fois dans le superbe « Blue Lagoon », à quelques heures à peine du décollage. Bien quoi, il fallait bien que l'on se console et que l'on reprenne des forces avant d'attaquer notre prochaine étape : le Zimbabwe !

Mais avant d'attaquer l'Afrique et de faire face au choc thermique, nous avons transité par Paris, le temps d'une petite escale technique pour que Monsieur Ander travaille un peu. C'est bien l'une des rares fois où Ander a dû aller bosser tandis qu'Ophély flânait avec ses copines... Bien sûr, entre les multiples machines à laver, les sacs à défaire, à faire, à refaire..., nous en avons profité pour voir le maximum de monde (désolé pour ceux que l'on a manqué mais nous n'avons pas encore mis suffisamment au point notre don d'ubiquité) ! Et puis, tant qu'à faire, on s'est même offert une pause musicale avec Coldplay au Parc des Princes. Bien sympa !

Maintenant, à nous la poussière africaine... pour les deux prochains mois !